17.03.2007
présidentielle - 36 - réusmé du jour
Vive la campagne du béarn, des alpes et de Paris - Pour F. Bayrou, la mission première d'un président est de « faire vivre les Français ensemble au lieu de les opposer ».Il estime que le 6 mai, s’il est élu, « un mouvement de fond va faire bouger » l’UMP et le PS car il « n'envisage pas la défaite ». - 11 candidats puisque O. Besancenot et F. Nihous s’ajoute à la liste. En revanche, N. Dupont-Aignan et R. Nekkaz déclarent forfait faute d’avoir assez de candidature. Quant à N. Miguet … il renonce également et appelle à voter F.B. qui se serait sans doute passé de cet encombrant soutien. Le dernier suspens est donc pour J. Bové … en a-t-il déposé suffisamment ? Réponse lundi 17 h 30. - N. Sarkozy défend toujours son ministère 2IN. Et même si cette appellation trouble S. Veil elle a tellement de rancœur vis-à-vis de F. Bayrou qu’elle reste derrière N.S. qui affirme : « Je ne supporte plus l'idée que le simple fait de parler d'immigration soit associé aux extrêmes, au racisme » » Mais il redit aussi qu’il provoquera « un choc en faveur des revenus du travail ». il en profite pour lancer une offensive contre le capital : « Je n'accepte pas que les actionnaires d'EADS réclament des dividendes alors même qu'on annonce 10.000 suppressions d'emplois. La variable d'ajustement du capitalisme, cela ne doit pas être l'emploi, le travail ». Le ministre de l’Intérieur est en déplacement dans les Alpes, en tant que ministre de l’aménagement du territoire, et apporte un million d’euros pour les communes touchées par les inondations d’octobre. Il redit son amour de la ruralité et de la France éternelle. « Ce n'est pas parce qu'on ne brûle pas de voitures ici qu'on ne doit rien faire pour vous ». On dirait les propos d’un candidat. Même s’il n’est pas un homme de la ruralité, il sait ce que c’est et dit aux agriculteurs : « Nous partageons des valeurs communes. … Il faut parler de l'immigration et de l'identité (et) dans l'identité de la France, il y a l'agriculture ». Pâturage et labourage sont les deux mamelles de la France c’est bien connu. - S. Royal reprend son indépendance. Elle veut retrouver la position ou la posture qui était la sienne durant les primaires socialistes. « Tout dépend de moi!... Une élection présidentielle, par nature, est un lien direct entre une personne et le peuple français. Ce n'est pas l'élection d'un parti politique. Ce n'est pas une élection législative » priant les éléphants socialistes de rentrer dans le rang. Nous avions dit que leur retour brouillait l’image de la candidate et par ailleurs sont-ils vraiment efficaces dans la campagne et vraiment « derrière « S.R? Dès lors la candidate affirme : « Aujourd'hui je suis dans la dernière phase et aujourd'hui je reprends toute ma liberté… je me tourne vers l'avenir. Tout le monde est à son poste, tout le monde est sur le terrain." Entrer, sortir, entrer sortir, les éléphant ne doivent savoir à sainte se vouer. Elle se fait aussi fortement critiquer par E. Besson qui a quitté le PS il y a quelques semaines. Les propos de cet ancien conseiller sont durs et elles s’en amuse : « Il a du talent, Eric Besson. Il aurait dû parler de la France, cela aurait été plus intéressant ».Elle refuse par avance toute négociation avec F.B car d’une part elle se dit, comme tous les candidats, sûre d’être au second tour et d’autre part elle n’a pas négocié avec le PS. « Je n'en ai même pas eu au sein du Parti socialiste, des négociations, alors vous imaginez que je ne vais pas en avoir avec des personnes qui cherchent un peu où est la meilleure sortie ». Certes mais le PS, lui, a négocié avec le Mouvement de Citoyen et avec les Radicaux de gauche. Alors ? Elle réaffirme que F.B. n'a pas de programme et qu’il a toujours fait des alliances avec la droite. - Après s’en être pris aux parrainages, J.-M. Le Pen s’en prend aux instituts de sondages qui le sous évaluent. « Je soupçonne une connivence qui a consisté à empêcher Le Pen d'être le troisième homme et c'est la réédition d'une manœuvre qui s'était déjà produite en 2002 » et selon une quasi coutume, il va donc porter plainte la semaine prochaine, « contre deux des dirigeants d'organismes de sondage français ». Portera-t-il plainte contre les électeurs après le 6 mai ? - Greenpeace a déversé huit tonnes de maïs transgénique, devant le QG de N.S. Un cordon de CRS interdit pendant une partie de la matinée aux journalistes et aux photographes de s'approcher de l'entrée.
01:20 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Le Pen, Royal, signatures
26.02.2007
500 signatures
Comme souvent, notre collègue Rolin tire le premier. Je me dois donc de vous renvoyer à son billet qui renvoie lui-même à une article publié par lui dans "Libération" et à un précédent billet. Le débat sur ce que l’on appelle de manière erronée les « parrainages » ne fait que commencer. Nous le continuerons aussi ici dans quelques jours. La question mérite d’être débattue car cette fois le « marronnier » qu’elle constitue pour chaque élection présidentielle pourrait bien devenir un cactus. J’ai du reste laissé un « post » que le blog de notre éminent collègue en attendant de faire ici un billet personnel.
16:35 Publié dans Droit Constitutionnel, Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : signatures, candidat, présidentielle
06.09.2006
Une question aux candidats à la présidentielle
Une question aux candidats à la présidentielle Le Monde, daté de demain, s’interroge sur les candidats à la présidentielle. Combien y en aura-t-il et surtout qui seront-ils ? Va-t-on retrouver un nombre élevé de candidats comme en 2002, ou au contraire, les leçons du 21 avril de cette année là ayant été tirées, n’aura-t-on que quelques candidats issus des seuls grands partis politiques ? Dans un cas comme dans l’autre la situation n’est pas heureuse ni même saine pour la démocratie. Imaginons un instant que seul les partis représentés à l’Assemblée nationale parviennent à obtenir les 500 signatures fatidiques. Quelle sera la réaction des électeurs ? Si vous jetez un petit coup d’œil sur mon site vous verrez que le taux de participation à la présidentielle ne cesse de baisser depuis 1988 pour être, en 2002, inférieur à 70 %. On peut se demander si, déçus de ne pouvoir voter pour leur candidat, les électeurs de Messieurs Le Pen et Besancenot et ceux de Mme Laguiller, n’auraient pas envie de réfugier dans l’abstention. Si l’on additionne les voix de ces trois candidats ils représentent environ 20 % de l’électorat. Ajouté aux abstention et au blancs et nuls, cette attitude conduirait à ce que à peine la moitié des électeurs se prononce au premier tour de la présidentielle. Est-ce satisfaisant ? Imaginons à l’inverse que l’on retrouve un même nombre de candidat qu’en 2002 au premier tour et que, par le jeu des « dissidences » de gauche et de droite, les deux candidats arrivés en tête fasse un score voisin de celui de messieurs Chirac et Le Pen en 2002 soit au total un peu plus de 25 % des inscrits. Est-ce satisfaisant ? Quel est dans ce cas la représentativité de l’élection. Un ouvrage de politique fiction va même plus loin, il pronostique (comme je l’avais moi-même fait dès le mois de novembre 2005, sous forme de boutade) que le second tour pourrait renvoyer à un affrontement Le Pen –Besancenot … Ajoutons qu’ensuite que doivent avoir lieu les élections législatives et que se sont en fait elles qui déterminent qui gouverne en France. On imagine alors les possibilités d’enchainements incontrôlables. Le candidat battu au second tour (que ce soit celui de gauche ou celui de droite en estimant que ces deux tendances sont effectivement représentées) sera peut-être immédiatement tenté de vouloir prendre la tête d’une campagne législative de « revanche ». Difficile, me direz-vous ! Oui si l’écart de voix au second tour est large. A l’inverse, si quelques milliers de voix seulement séparent les deux (disons 50.000 voix), pourquoi ne le ferait-il pas ? Ne peut-on pas penser que le résultat des 577 élections « locales » que sont les législatives donnent un résultat opposé à celui de l’élection présidentielle. Dans ce cas, quelle pourrait être l’attitude du nouveau Président qui, moins de six semaines après avoir été acclamé pour sa victoire par ses partisans se verrait obligé d’appeler son adversaire battu à l’Hôtel Matignon ? Imaginons un instant un certain Nicolas obligé de nommer une certaine Ségolène ou l’inverse ! Est-ce satisfaisant ? Ne devient-il pas évident que c’est le principe même de l’élection du Président au suffrage universel direct qui, dans notre pays, pose problème. Pourquoi élire un Président qui ne pourra pas gouverner que si les électeurs envoient à l’Assemblée nationale une majorité opposée et provoquent une cohabitation. Mais, me direz-vous, jusqu’à présent le mécanisme a fonctionné. Certes. Mais un élément nouveau est venu perturber le système : le quinquennat doublé de l’inversion du calendrier. Que le Président et l’Assemblée nationale soient élus en même temps à quelques semaines près et pour une même durée, voilà bien qui bouleverse définitivement ce que le référendum de 1962 avait déjà passablement chamboulé. Bref, les mois qui viennent vont obliger à poser aux candidat les vraies questions. Que ferez-vous en cas de victoire de votre adversaire à la présidentielle ? Conduirez-vous la campagne législative ou laisserez vous votre camp orphelin ? Et si vous remportez les législatives accepterez vous le poste de Premier ministre pour gouverner ? Ce qui peut se résumer à une question plus drôle mais que j’aimerai poser à tous les candidats avant le second tour de la présidentielle et ensuite après : « Que pensez-vous de la cohabitation ? ».
18:10 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle, signatures, parrainages, cohabitation



