05.05.2007
présidentielle + 13 - option
Demain, selon toute vraisemblance, nous connaîtrons le nom du nouveau Président (de la nouvelle Présidente) de la République qui entrera en fonction dans quelques jours. Mais il sera surtout intéressant de s’intéresser à l’attitude du candidat (de la candidate) battu. Que fera-t-il (elle … mais je laisse maintenant tout au masculin pour simplifier) ? Reconnaissant sa défaite comme il est de bon ton en démocratie, ce candidat ca-t-il également admettre qu’il faut maintenant concrétiser la victoire de son adversaire en lui donnant une majorité parlementaire ? Va-t-il, au contraire, prendre la tête de la bataille législative pour tenter de remporter ces élections ou du moins d’assurer à l’Assemblée la présence d’une opposition forte et donc efficace ? Va-t-il inviter son parti à se lancer dans ce nouveau défi dernière lui ou avec un autre chef de file ? Certes, l’élan de la victoire présidentielle a toutes les chances d’accorder cette majorité au Président élu (si l’écart de voix est suffisant du moins). Mais faut-il pour autant que l’opposition se saborde ou qu’elle tente d’être la plus puissante possible ?
Dans les derniers temps, l’un et l’autre des candidats ont souhaité que notre démocratie soit plus vivante, que l’opposition ait un statut mieux défini qu’il ne l’est actuellement pour qu’elle puisse s’exprimer et faire vivre cette démocratie et le Parlement. Il est même question, chez l’un comme chez l’autre d’accorder à l’opposition la présidence de la commission des finances de l’Assemblée (même si ce n’est pas grand-chose compte tenu de l’existence du rapporteur général du budget, véritable chef de cette commission). Alors est-il souhaitable que la majorité présidentielle soit tellement forte que l’opposition soit totalement muselée pendant les cinq années à venir ? Faut-il que l’opposition présidentielle capitule en rase campagne et ne lutte même pas pour être la plus puissante possible ? Bref, faut-il que le Parlement ne soit d’une chambre d’enregistrement des volontés présidentielles pendant tout le quinquennat ?
On le voit, dans les prochaines semaines se jouent en fait la future vie démocratique du pays.
Que la majorité parlementaire soit contraire à la majorité présidentielle et l’élection présidentielle n’aurait été qu’un leurre ; que la majorité parlementaire soit identique et qu’elle submerge l’opposition et le débat démocratique sera impossible pendant cinq ans. Ni l’une ni l’autre solution ne sont sans doute souhaitables. On le comprend, l’enjeu est de taille car c’est là évidemment que se joue l’avenir de la Constitution actuelle : entre immobilisme et Césarisme.
10:36 Publié dans Droit Constitutionnel , Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle, cohabitation, législatives, majorité, opposition
01.05.2007
présidentielle + 9 - résumé du jour
Fin de campagne.
N. Sarkozy reprend la main en obligeant S. Royal a s’exprimer sur les thèmes qu’il choisit : ‘mai 68’ et la proportionnelle en 2012. Mais son déplacement en Corse n'a pas eut un impact particulier. S.R. a du défendre 'Grenelle'.
Après N.S. dimanche, c’est S.R. qui réunit ses artistes.
Mais ce sont les premiers ministrables qui sont en première ligne. F. Fillon développe la mise en œuvre des premières semaines de N.S. ; il renforce ainsi sa stature de futur Premier ministre. Quant à S.R. elle indique de plus en plus nettement que ce pourrait être DSK.
Mais tout le monde n’a plus d’yeux que pour le débat de demain que les candidats préparent en se donnant un peu de recul pendant ces deux jours.
02:50 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, présidentielle
30.04.2007
présidentielle + 8 - résumé du jour
- N. Sarkozy le maintient, il y aura 15 ministres. Mais il précise désormais qu’il y aura quinze ministres « de plein exercice ». Il y aura donc des secrétaires d’Etat et/ou des ministres délégués qui viendront compléter l’équipe. On indiquera simplement que nous avions déjà fait cette analyse et que l’actuel gouvernement est déjà composé de quinze ministres « de plein exercice » … Il n’y aura donc rien de changé. Certes, dans le premier gouvernement de N.S., celui qui sera nommé à son entrée en fonction et qui démissionnera après les législatives, il n'y aura peut-être que 15 membres. Mais dans le suivant on verra le nombre de "membres" augmenter. Il y aura des promesses à tenir et des services à rémunérer. On espère que les français comprendront la subtilité de la nuance !
- N.S. estime qu’il faut trouver un moyen pour « permettre une représentation plus large des opinions et des sensibilités ». Comment si ce n’est par la mise en place d’une dose de proportionnelle ? Et l’on en revient à la proposition de B. Hortefeux qui avait pourtant provoqué un tollé. N.S. veut, en effet, « réunir toutes les forces politiques pour discuter avec elles de la possibilité d'introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée nationale sans créer le risque d'une instabilité qui serait désastreuse ». Au sénat, la proportionnelle est déjà en place pour les départements élisant plus de 3 sénateurs et l’on voit mal comment elle pourrait être étendue sauf à l’introduire dans les départements élisant 3 sénateurs (en dessous, c’est idiot, on l’aura compris), ce qui était le cas avant que la majorité sortante ne revienne sur cette réforme adoptée sous L. Jospin … Reste donc l’Assemblée nationale. Mais ce sera pour 2012 !
- L’idée fait d’ailleurs sont chemin. A. Juppé indique qu’il n’y est pas hostile mais ne veut pas « qu'on change de République » même s’il se dit favorable « à ce qu'on encadre le 49.3 à condition qu'on trouve des mécanismes pour éviter le blocage parlementaire ». Et une révision, une !
- F. Bayrou fut le sujet essentiel des prestations de N.S. et de S. Royal sur Canal+. N.S. a encore dénoncé le débat entre S.R. et F.B. comme contraire à l’esprit des institutions. Quant à S.R., interrogée sur la possibilité de mettre F.B. Premier ministre, elle a répondu : « Je ne m'interdis rien. Je pense que ce n'est pas ce qui se passera mais je ne m'interdis rien sur le choix de mon Premier ministre ».
- N.S. veut tourner le page de mai 1968. La formule a été très applaudie ! A entendre certains (D. Cohn-Bendit), je pensais franchement que c’était fait depuis longtemps. Et ‘mai 68’ n’a pas eut que des défauts. Ne faut-il pas se souvenir de la formidable libération qui s’en est suivi pour les femmes en particulier et pour les étudiants ! Et puis il y a eu Grenelle. Qui a dit-il qu’il ne fallait pas qu’il y ait de repentance et qu’il fallait être fier de tout le passé de la France ?
- N.S. n'aime pas les mouches (les diptères, pas la pièce de J.-P. Sartre) et le fait savoir à Plantu. Depuis elles se multiplient dans les dessins de la première page du 'Monde'. Rappelons que VGE (qui a été Président de la République, voir un précédent billet) a fait supprimer le délit d''insulte au chef de l'Etat'.
01:35 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle, Sarkozy, Bayrou, Royal, ministre, gouvernement, Plantu
28.04.2007
présidentielle + 6 - résumé du jour
- F. Bayrou aura réussi le tour de force d’être, pendant une semaine complète, le seul ‘sujet’ de la campagne du second tour de l’élection présidentielle alors qu’il ne participa pas à ce second tour. Il n’y a d’interventions ou de prises de position que par rapport au débat qui doit avoir lieu entre S. Royal et F.B., débat dont l’organisation, pour l’instant, instant préoccupe plus que celle du débat de mercredi prochain entre S.R. et N. Sarkozy. Ce dernier, qui jusqu’alors imprimait le rythme de la campagne, semble dépassé par cet évènement qu’il n’avait pas vu venir. Et n’ayant pas préparé de contre-attaque ou de contrefeu, il est obligé de parler lui-même de ce débat, soit pour en dénoncer l’organisation soit pour justifier qu’il n’a rien fait pour l’interdire : « Certains me disent: 'nous sommes persuadés que vous avez fait pression sur le CSA pour empêcher que Mme Royal aille débattre avec M. Bayrou. Je n'ai pas de preuve, je n'ai pas d'indice, je n'ai rien qui me permette d'étayer ce que j'avance mais ça ne fait rien. Je suis sûr que c'est vrai parce que votre tête ne me revient pas et parce que vos idées ne me plaisent pas’. C'est plus fort que le procès stalinien ». et l’entourage de N.S. est lui aussi obligé de réagir : « Nous démentons formellement et catégoriquement que des pressions aient été exercées sur la presse et le CSA pour empêcher la tenue de ce débat ».
Et ses adversaires de sous-entendre bien sûr qu’il est effectivement intervenu : « Ca en dit long sur ce qui se passe et ce qui se passerait » selon S.R. si N.S. était élu. « Songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Qu'en sera-t-il s'il est élu ? » clame F.B.
Le débat aura donc lieu sur BFM TV et RMC. Le reprendront les chaînes qui le souhaiteront.
- N.S. tente pourtant de remettre les choses dans leur ordre naturel : « Je ne laisserai personne confisquer le débat pour lequel les Français se sont prononcés massivement dimanche dernier. Ce serait un véritable déni de démocratie. Le 22 avril, les Français ont choisi. Ils ont choisi le débat qui leur semblait le plus décisif. Ils ont choisi la confrontation qui leur paraissait la plus utile. Ils l'ont fait avec clarté. … Maintenant, nous avons un devoir, Mme Royal et moi: celui d'éclairer les Français, dans la dignité, la clarté et la sincérité ». Rien n’y fait le débat sur le débat l’emporte sur le débat. Tout ce samedi sera sans doute consacré au débat, à son contenu, aux divergences et convergences qui s’y marqueront. Bref, il faudra encore aujourd’hui que N.S. réagisse par rapport à S.R. et F.B. N.S. semble avoir perdu la maîtrise de la campagne électorale ; en tous les cas il n’en impose plus le rythme, le tempo et les sujets, il se laisse emporter par ce que S.R. mais surtout ce que F.B. souhaite. On discutera plus aujourd’hui et demain et peut-être même mercredi du programme de F.B. et de sa compatibilité avec celui de S.R. que du programme de N.S. La machine ‘sarkoziste’ peut-elle se gripper à cause d’un petit imprévu, un grain de sable du Béarn ? Attendons mais c’est inattendu.
- V. Giscard d’Estaing semble de plus en plus oublier qu’il a été Président de la République. Si si, car s’il ne l’avait pas oublié il saurait qu’il est membre du Conseil constitutionnel et donc à se titre soumis à un devoir de réserve. On rappellera que c’est le Conseil constitutionnel qui proclamera le résultat de l’élection présidentielle après avoir jugé des éventuelles contestations. Certes, VGE ne siègera vraisemblablement pas (du moins on ose l’espérer) mais il n’e reste pas moins que la règle de droit s’impose à tous et que, depuis qu’il n’a plus de mandat électif et qu’il siège (parfois) au Conseil constitutionnel, VGE n’est plus dans la position du ‘congés’ qui lui permettrait de prendre des positions partisanes.
- « Michel Charasse est l'expression d'un socialisme qui a le sens de l'Etat et qui a le sens du respect des personnes. Michel Charasse a ses convictions, il a toujours respecté ses contradicteurs et il a eu la tolérance d'avoir des amis, dont je suis, en dehors de sa propre famille politique » selon N.S. en visite chez le sénateur socialiste du Puy-de-Dôme. Est-ce, après E. Besson, le nom du second (deuxième ?) ministre du ‘pôle de gauche’ de la majorité présidentielle de N.S. ?
01:30 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle, débat, Bayrou, Royal, Sarkozy, VGE, Charasse
26.04.2007
présidentielle + 4 - résumé du jour
Pour la première fois depuis que l’élection au suffrage universel direct a été mise en place sous la V° République, le principal acteur du second tour est un candidat éliminé au premier. Tout tourne autour de F. Bayrou et du soutien, réel ou supposé, qu’il apporte à tel ou tel des deux finalistes. Bref le grand vainqueur c'est F.B. Il est celui dont tout le monde parle et que tout le monde s'arrache. Tant qu'il n'y aura pas d'affrontement direct entre les deux candidats du second tour, F.B. sera l'objet de toutes les convoitises et le principal sujet électoral.
- S. Royal lui propose un débat dans la presse régional, débat éventuellement filmé ; il souhaite un débat télévisé, comme entre S.R et N. Sarkozy. Le problème sera dans ce cas celui du décompte du temps de parole … !
- N.S. lui ne veut pas de ce débat, ce qui s’explique. Si S.R. rencontre F.B. et lui non, il donnera l’impression que F.B. est de gauche. De plus, N.S. montre comme cela qu’il n’y a pas de sa part de négociations d’état-major. De plus organiser un tel débat remet encore F.B. au centre du second tour et pendant qu’on parle de F.B. on ne parle pas de N.S. Il préfère donc en appeler directement aux élus de l’UDF pour qu’il le soutienne au second tour en échange, bien sûr d’un soutien de la part de la majorité présidentielle lors des prochaines législatives ; du donnant-donnant en quelque sorte : « Je ne rentre pas dans la négociation partisane. Je dis simplement que tout élu de l'UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai sera dans la majorité présidentielle et recevra l'investiture de cette majorité ».
- F.B. laisse chaque parlementaire libre de ce faire puisqu’il ne donne pas de consigne de vote à ses électeurs, il n’en donne pas non plus à ses élus. Il critique les deux candidats du second tour mais sur des plans différents. N.S. : « Ilva concentrer les pouvoirs comme ils ne l'ont jamais été ; il risque d'aggraver les déchirures du tissu social. … Il y a des ressemblances entre Berlusconi et Nicolas Sarkozy ». S’agissant de S.R. Il indique que si elle « parait mieux intentionnée en matière de démocratie … son programme va exactement en sens contraire des orientations nécessaires ». Et de conclure : « Je n'accepte aucun de ces deux risques ». Et il annonce la création d’un nouveau parti par un refondation de l’UDF dans un « parti démocrate ».
- La future majorité présidentielle de N.S. est du reste large : « Dans la majorité présidentielle, il y aura un pôle UMP et place pour un autre, issu du centre, qui pourra porter, avec l'identité qui est la sienne, les valeurs auxquelles il tient. Un troisième pôle s'ajoutera aux deux premiers, un pôle de gauche, auquel je ne demanderai pas de renier son engagement mais qui se reconnaîtra dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans ». Ce pôle est pour l’instant constitué de … E. Besson.
- Après avoir hier raillé l’annonce faite par S.R. sur la présence de ministre UDF dans son gouvernement en critiquant les manœuvres d’appareil, N.S. a déclaré mercredi soir qu'il pourrait, lui aussi, nommer des ministres UDF : « Je ne veux pas d'ouverture politicienne. J'essaierai de choisir 15 femmes et hommes de qualité. Je veux choisir la meilleure équipe de France (...) y compris venant de formations politiques qui ne sont pas la mienne, parce que j'aurai le devoir de rassembler ». Et lorsqu’on lui demande qu’il y aura des ministres UDF il répond : « Mais bien sûr, et même au-delà, et pourquoi pas. … A partir du moment où les Français m'auraient choisi (...) mon devoir c'est de prendre les meilleurs où ils se trouvent et de faire la meilleure équipe de France sur une stratégie, sur une ligne politique, sur un projet qui aura été défini et choisi par les Français. C'est cela l'ouverture telle que je la conçois ».
- J.-M. Le Pen qui ne décolère pas en profite pour dénoncer cette ‘ouverture à gauche’ de N.S. « Les Français peuvent constater à quel niveau le 'débat politique' peut descendre quand les combines et les magouilles prennent la place du débat de fond. … Ce n'est là que le début d'un honteux spectacle qui défigure le visage de notre patrie ».
- A gauche à l’inverse, ce sont les tractations Bayrou/Royal qui agacent tant chez les Fabiusiens qu’au PCF et à la LCR. Mais le ‘TSS’ n’est-il pas pour second tour ce que le vote utile fut au premier ?
01:45 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, Sarkozy, Le Pen, présidentielle, Parti démocrate, UDF
25.04.2007
présidentielle + 3 - résumé du jour
- N. Sarkozy pense qu’il existe bien un principe ‘TSS’ (Tous Sauf Sarkozy) : « Le Parti socialiste rêve d'un front qui serait constitué non contre mes idées, non contre notre projet, non contre mes convictions, non contre mes propositions, mais uniquement contre ma personne. … On constitue ainsi le front commun des haines, des intolérances et du sectarisme ».
Mais c’est encore sur la question des alliances qu’il se place tant pour dénoncer celles que tente S. Royal : « Cette gauche voudrait contenter à la fois le trotskiste, le communiste, l'écologiste, le chevènementiste, le socialiste, le radical de gauche et le centriste. A l'arrivée, elle mécontentera tout le monde parce qu'elle n'a voulu choisir aucune ligne stratégique claire ».
Que pour justifier celle qu’il tente lui-même : « Chacun de ceux qui nous rejoint le fait en toute liberté. … Vous êtes des femmes et des hommes libres et moi je suis libre aussi. Et c'est pour cela que notre rassemblement sera le rassemblement de tout le peuple de France. Je le dis d'ailleurs à mes amis de l'UDF qui sont les bienvenus, parce que nous avons besoin d'un grand rassemblement et que je ne demande à personne de renier son identité ».
- Le député-maire de Rouen, P. Albertini qui accueillait F. Bayrou vendredi dans ‘la plus grande ville UDF de France’, co-auteur du projet législatif de l'UDF, a annoncé à la tribune qu'il voterait le 6 mai pour N.S. Profitant d'être à Rouen N.S. fait un long développement sur Jeanne d'Arc dont on sait aussi qu'elle est une des figure emblématique utilisée par le F.N.
- A l’UMP, on envisage la création d'un nouveau parti centriste formé à partir des UDF qui ont rejoint l'UMP : « soit on a suffisamment d'UDF qui nous rejoignent à l'UMP et on reprend l'UDF de l'intérieur, soit on additionne les UDF qui viennent de nous rejoindre avec ceux qui nous ont rejoints depuis 2002 et avec eux, on forme un nouveau parti ». Bref, fin de la stratégie de J. Chirac qui avait constitué un grand parti de la majorité en 2002. Retour au bipartisme à droite.
- N.S. a tenté de joindre F.B. après le premier tour de l'élection présidentielle, sans avoir pu parler au candidat de l'UDF.
- N.S. a déjeuné avec le Premier ministre D. de Villepin, scellant ainsi un ‘réconciliation’.
« J. Delors soutient ma démarche d'ouverture ». S.R. a rencontré J. Delors dont le nom a souvent été cité par F.B. durant la campagne comme un modèle de Premier ministre même s’il souhaitait trouver un Delors « en plus jeune ». Ainsi l’offensive de charme en direction du centre se poursuit à gauche comme elle se développe à droite. Et si à droite on se garde bien de parler publiquement de portefeuille ministériel (il faut dire que s’il n’y en a que quinze, il y a peu de chose à distribuer qui ne l’ait déjà été), S.R. envisage elle que des ministres UDF participe à un gouvernement sous sa présidence. L’idée d’une ‘séance de travail’ avec l’UDF est toujours envisagée même si F.B. reste pour l’instant muet. A défaut de pouvoir lui parler au téléphone, elle a donc écrit à F.B. et attend une réponse qu’elle souhaite rapide.
- Si D. Cohn-Bendit est favorable à l’ouverture vers le centre, (qui aurait pensait en 1968 que ‘Dany le Rouge’ appellerait à un accord avec le centre ? Il est vrai qu’il est devenu ‘vert’ depuis), J.-L. Mélenchon estime que « s'il y avait une alliance du PS avec le centre, il y a la moitié des socialistes qui fichent le camp dans l'abstention et sans parler des électeurs communistes » et menace de quitter le PS.
- Pourtant comme à droite c’est la stratégie adverse qui est montrée du doigt : « Nous ne sommes pas dans des tentatives de débauchage. Nous laissons ces méthodes à Nicolas Sarkozy- F.B. réunit les élus UDF pour évoquer le second tour, les législatives et, au-delà, la création d'un nouveau parti mais il garde le silence.
- L'UDF souhaite disposer pour la campagne officielle des élections législatives des 10 et 17 juin d'un temps de parole qui tienne compte des résultats du premier tour du scrutin présidentiel.
01:30 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Royal, Sarkozy, Bayrou, centre, UDF, présidentielle
23.04.2007
présidentielle + 1 - résumé du jour
Les sondages ne s’étaient donc pas trompés ou plus exactement la photographie qu’ils donnaient de l’électorat il y a quelques jours est restée la bonne. L’ordre d’arrivé du quatuor de tête était donné depuis un moment et le fait qu’aucun des autres candidats ne dépasse 5% était également annoncé. Voilà donc une belle économie pour les finances de l’Etat qui n’a que quatre candidats à rembourser. Enfin, et pour moi c’est important, mon sujet d’examen conserve tout son intérêt et tout son sel !
Que peut-on ajouter qui n’est été dit et redit sur les télés, les radios, dans la presse et sur les blogs ? Pas grand-chose. On ne peut que faire les mêmes constats.
- Une participation exceptionnelle de 84,6 % : la plus importante depuis 1965 (84,7%), date de la première élection au suffrage universel direct sous la V° République. Et encore peut-on constater que les deux chiffres sont extrêmement voisins.
- Une meilleure représentativité des deux candidats arrivés en tête au premier tour. A eux deux N. Sarkozy et S. Royal obtiennent 56,95 % des suffrages exprimés c’est-à-dire plus de la majorité absolue. Les deux candidats arrivés en tête n’avaient plus dépassé 50 % des suffrages depuis 1988. En 2002, J. Chirac et J.-M. Le Pen arrivaient au total à 36,6 % des suffrages exprimés !
- Un effondrement total du PCF à 1,94 % des suffrages exprimés. Ce score est évidemment le plus mauvais jamais enregistré par le PCF. On rappellera que le candidat du PCF (J Duclos) était en troisième position en 1969 avec 21,3 % et que en 1981 G. Marchais dépassait encore les 15 %. C’est la LCR qui devient le second parti de gauche avec les 4,11 % de O. Besancenot.
- Une baisse significative du candidat du FN (10,51 %) qui réalise son plus mauvais score depuis 1988 (14,6 %) et se retrouve en quatrième position comme en 1988.
- En revanche F. Bayrou atteint le plus haut score (18,55 %) jamais enregistré par un candidat centriste depuis 1974 (VGE 32,6 %).
Mais surtout, et on s'étonne que cela n'est pas encore été noté, S.Royal est la première femme à être présente au second tour d'une présidentielle. Cet élément peut-il avoir une influence sur la suite des évènements ? Il conviendra aussi de s'y intéresser.
On dira encore que ces chiffres sont encore provisoires puisqu’il reste encore 500.000 bulletins à dépouiller, ceux des français de l’étranger. Ils devraient conduire à modifier légèrement les pourcentages compte tenu qu’il s’agit d’un vote traditionnellement favorable aux partis disposant d’une représentation parlementaire et plus souvent favorable à la droite traditionnelle qu’à la gauche.
Pour le reste c’est dans le rapport de force qui s’installe entre la gauche et la droite que les chiffres sont également intéressants. Si S.R. fait le même score que celui de F. Mitterrand en 1981 (environ 25,9 %), la gauche non socialiste lui fait perdre pratiquement toute « réserve ». En effet elle représente 9,05 % (10,62 % avec les verts) contre 20,3 % (24,2 % avec le candidat écologiste d’alors B. Lalonde) en 1981. Ce sont donc presque 10 % d’électeurs qui ne votent plus pour la gauche non socialiste et qui manquent à l’appel. Il va falloir les trouver ou perdre le second tour.
Voilà maintenant la bataille pour le second tour engagée. Elle nous conduira encore à quelques billets mais sans doute avec moins d’assiduité. Le pari de faire un billet par jour (même un peu plus) est tenu et j’en suis assez satisfait.
Je vais maintenant reprendre plutôt les commentaires de fond, aussi bien sur le plan institutionnel que sur le plan financier. Qui que soit le prochain Président de la République, nous sommes en effet sûr de deux choses : il révisera la Constitution et sera confronté à l’épreuve de la réalité : la dette publique. Sauf si ...
08:25 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, Bayrou, Le Pen, résultats, présidentielle
21.04.2007
présidentielle - 1 - résumé du jour
- S. Royal critique toujours autant F. Bayrou : « Un certain nombre de Français ne se situent ni à droite ni à gauche. C'est ce filon qu'a exploité François Bayrou tout en restant lui aussi dans une espèce de flou, en restant président de l'UDF et sans dire clairement ce qu'il ferait entre les deux tours ». Pour son dernier grand meeting, elle avait à ses côté J.-L. Zapatero et D. Mitterrand. Pour le Premier ministre espagnol, « Ségolène incarne l'impétuosité personnelle, la fraîcheur de caractère et l'optimisme. Elle représente une autre façon d'être, de gouverner, elle incarne les promesses de réussite de la social-démocratie ». S.R. s’est ensuite adressée à ceux qui hésitent encore : « Voulez-vous que les valeurs humaines l'emportent toujours sur les valeurs boursières et financières ? Pensez-vous qu'il est possible de réformer la France sans la brutaliser (...), de remplacer la loi du plus fort par la loi du plus juste ? », invitant les Français à se rassembler autour de son pacte présidentiel, « projet cohérent, appuyé sur un certain nombre de valeurs » : « Tous ceux qui pensent que les valeurs humaines dans l'action politique doivent toujours l'emporter sur les valeurs boursières ou financières, … tous ceux qui pensent que l'on peut réformer en profondeur la société française sans la brutaliser, … tout ceux qui pensent que la révolution écologique est une chance à accomplir peuvent se retrouver autour de moi ».
- J.-M. Le Pen tente son va tout : « Sarkozy, Bayrou, Royal, on prend les mêmes et on recommence. … A les entendre ils sont tous patriotes, tous sauveurs des travailleurs et des retraités, tous défenseurs de la veuve et de l'orphelin, tous amis des paysans ... C'est la fameuse rédemption électorale, … celle qui veut transformer ces vieux chevaux de retour de la politique en perdreaux de l'année. C'est le requin aux dents qui rayent le plancher qui endosse son costume de petit poisson rouge. C'est la mue de la coquine en rosière et du maquignon en Saint Jean Bouche d'Or ». Il prédit une « grand vague nationale qui va balayer l'oligarchie en place » : « C'est nous qui avons l'honneur de porter le drapeau national, qui l'avons défendu en toutes circonstances. … Je suis fier de vous mener à la victoire, car je sens pour ma part que l'aube du changement pointe à l'horizon, comme un signe du Ciel à ceux qui trahissent »
- F. Bayrou promet aussi une surprise et fustige l’éditorial du « Monde » qui appel à un duel Ségolène Royal/Nicolas Sarkozy « pour assurer les chances d'un vrai choix » : « Pour vous, on doit supprimer le premier tour de l'élection présidentielle et passer directement au second » selon F.B. qui estime qu’il menace la « bonne vieille connivence entre les pouvoirs financier, politique et médiatique » lui qui est « le seul à pouvoir gagner le deuxième tour contre l'hyper favori qu'on nous présente dans tous les sondages ».
Il dénonce encore l’attitude de N. Sarkozy : « A force de faire monter les tensions, entre les communautés, entre les origines, entre les religions, entre les couleurs de peau, on rend la France dangereuse. … Je veux la France en sécurité, apaisée ».
- N. Sarkozy fait maintenant dans un nouveau registre : « On ne sort pas indemne d'une telle campagne, à cause de ce qu'elle contribue à révéler de soi-même. … Les insultes, les mensonges, j'en ai eu mon lot. Si je n'existais pas, il faudrait m'inventer ! … Je ne répondrai pas aux injures et aux insultes. … Quand des candidats n'ont pas d'idée, pas d'argument, pas de conviction; quand ils ne croient en rien et ne travaillent pas, ils n'ont pas d'autre recours que l'insulte, le mensonge et l'insinuation. … Ce n'est pas digne de la fonction présidentielle et de la France ». A J.M.L.P. il réplique et cite : « Oui, ma famille est venue d'ailleurs, je suis un Français de sang mêlé. … ‘Je suis née pour partager l'amour, non pour partager la haine’ ». A la gauche il lance : « C'est extraordinaire cette gauche qui considère que, dès qu'on est pas d'accord avec elle, on est un factieux. … Il y a le bien et le mal, le bien c'est tout ce qui est à gauche. Si vous n'êtes pas d'accord avec la gauche, vos idées, elles sont illégitimes » Puis il définit sa France : « Ma France ce n'est pas celle de Le Pen parce que ma France ce n'est pas une race, ma France ce n'est pas une ethnie, ma France ce n'est pas l'exclusion, ma France ce n'est pas la détestation de l'autre, c'est au contraire la fraternité pour l'autre
- A. Laguiller a tenu son ultime meeting électoral et juge « invraisemblable que Ségolène Royal ne soit pas au deuxième tour » et reste sur ces positions « Depuis cinq ans, c'est la droite qui a fait le sale boulot. En 2002, c'était Jospin et la gauche ». Ensuite ‘séquence émotion’ autour de la recordwoman des candidatures « On espère que la personne qui va prendre la suite sera aussi charismatique, même s'il risque d'y avoir une période de flottement » espèrent des militants de LO. Mais Arlette le dit « Depuis mes 20 ans, je n'ai pas cessé de militer, et je vais continuer »même si elle indique aussi que sa succession se fera « parmi les six ou dix jeunes camarades nommés dernièrement porte-parole régionaux ».
- J. Bové affirme « Aujourd'hui, je crois que le programme du Parti socialiste et notre programme sont incompatibles. … Quand on parle des services publics, eux ne parlent pas de remettre en cause les directives de Barcelone qui ont décidé de les privatiser. Ils refusent aujourd'hui de remettre en cause l'accord général sur le commerce et les services de l'OMC. Lance donc « un appel au Parti communiste, à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), pour qu'on se rassemble, pour qu'il y ait des candidatures uniques aux législatives, qu'on sorte de cet éparpillement. … C'est le point de départ. Après le 22 avril, j'espère que les choses vont se concrétiser ».
- O. Besancenot indique : « La valeur travail quand on est de gauche, c'est le droit à l'emploi. … Les questions sociales sont tenaces dans le pays : le non au traité constitutionnel européen, l'insurrection dans les banlieues, les manifestations contre le CPE », il regrette une « fin de campagne ressemble à un double dialogue à distance entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen d'une part et François Bayrou et Ségolène Royal d'autre part » et ajoute « Voter pour moi, ce n'est pas voter inutile ».
- En ce dernier jour de la campagne pour le premier tour, N. Sarkozy a joué les gardians en Camargue sur un magnifique cheval, S. Royal a reçu des roses dans le Poitou et F. Bayrou c’est rendu à Rouen, plus grande ville UDF de France.
Patience maintenant.
01:20 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, Bayrou, Besancenot, Laguiller, Le Pen, présidentielle
15.04.2007
présidentielle - 7 - résumé du jour
- F. Bayrou et D. Voynet ont fait campagne à la cité des 4.000 de La Courneuve. Ils sont les seuls à avoir répondu à l'appel de ‘SOS racisme’ de cette citée et ont débattu tour à tour avec une centaine de personnes installées au soleil sur une pelouse. Les habitants ont du mal à ne pas oublier les déclarations de N. Sarkozy : « Nous, on ne peut supporter le communautarisme que Sarkozy est en train d'installer ici depuis des années ». « Il y a des jeunes qui ne veulent pas le voir ici. Et quand vous vivez ici, quand vous ne travaillez pas, quand vous avez été exclu de l'école à 14 ans, vous savez, vous n'avez pas grand chose à perdre ». « Les politiques qui disent qu'il faut nettoyer au Kärcher, c'est pas la France, c'est l'Amérique. Les immigrés ne veulent pas la guerre mais vivre libre et fiers. C'est pas des terroristes, c'est pas Al Qaïda, comme dit M. Sarkozy ». F.B. répond : « Un pays est profondément malade lorsque certains de ceux qui y vivent ont l'impression d'être les ennemis des autres. … Si le président de la République ne fait pas le travail de faire monter la compréhension entre les gens, le pays ira très mal ». D.V. répond en signalant le passage de N.S. à Meaux : « Il y a deux types de candidats : ceux qui franchissent le périphérique entourés d'une horde de policiers pour se rendre dans des événements organisés par leur équipe de façon extrêmement soigneuse et bien bordée, et il y a ceux qui prennent le métro, qui vont dans les petits commerces des quartiers et discutent avec les habitants tous les jours ».
- Comme en écho, faible mais net aux propos de M. Rocard, D. Strauss-Kahn déclare : « Entre les deux tours, les choses se redistribuent, il faudra faire ce front contre Nicolas Sarkozy. (...) Nicolas Sarkozy, la droite, contre Ségolène Royal, la gauche. Alors il faudra que François Bayrou et les électeurs de François Bayrou fassent leurs choix, et s'ils sont cohérents avec eux-même, s'ils rejettent la politique de Nicolas Sarkozy, alors ils seront très nombreux à venir voter pour Ségolène Royal ». C’est donc simplement une question de tempo : « Chaque chose en son temps. D'abord le premier tour. … Le problème (n’est) pas aujourd'hui de constituer un front anti-Sarkozy . … La question au 2e tour, quand il rassemblera, je pense, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sera alors de rassembler tout le monde dans le pacte présidentiel pour lutter contre Nicolas Sarkozy, mais c'est une étape qui viendra après le 22 avril ».
- J. Bové indique « On accumule de plus en plus de déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, l'inné et l'eugénisme. Cela montre que les barrières éclatent de plus en plus entre l'UMP et le Front national. … Cela montre que Sarkozy est un homme dangereux ».
Pourtant J.B. rappelle qu'il est « depuis longtemps pour la proportionnelle intégrale doublée d'un non cumul des mandats (malgré les) risques de voir l'extrême droite et le FN à l'assemblée ». … Je préfère voir les fachos à l'assemblée qu'avec des scores forts à l'extérieur ». Il ajoute : « Au deuxième tour, on éliminera Sarkozy ».
- M.-G. Buffet indique que « voter utile, c'est voter pour une candidature qui résolve les problèmes. … On parle maintenant même, avec Michel Rocard, d'alliances entre François Bayrou et Ségolène Royal, de contacts entre Le Pen et Sarkozy, on dit aux électeurs ‘prenez le moins pire pour éliminer le plus pire’, moi j'ai envie de leur dire ‘votez pour vous, pour une gauche qui réponde à vos problèmes’. … Ne tombons pas dans ces pièges. Si on veut battre Sarko-Le Pen durablement, il ne faut pas une gauche qui lorgne au centre, qui s'allie à la droite, même si elle s'appelle centre, parce que les gouvernements ni gauche ni droite, on les connaît, ils mènent une politique de droite ». Sur la proposition de B. Hortefeux, elle indique : « Cela figure dans notre programme, une assemblée nationale élue à la proportionnelle et à parité ».
- Nicolas Sarkozy rassemble à son QG de campagne une soixantaine de sportifs et anciens sportifs de haut niveau(Bernard Laporte, David Ginola, Basile Boli, Jean-Claude Bouttier, Philippe Candeloro, Nathalie Tauziat, Henri Leconte, Patrice Martin, etc.). il rappelle ses objectif en faveur du sport : « Je ne veux pas simplement qu'on se passionne pour le sport quand il y a une Coupe du monde, qu'elle soit de football ou de rugby, quand on a un championnat du monde d'athlétisme ou quand on a un boxeur qui fait des exploits, … je veux rendre sa place au sport dans notre société, du 1er janvier au 31 décembre ». Pour cela N.S. souhaite augmenter les coefficients des épreuves de sport dans les examens et rendre obligatoire ces épreuves dans les concours d'entrée dans les grandes écoles. Il indique : « Je souhaite que les dirigeants des fédérations puissent être rémunérés pour le travail qu'ils font. … Je veux que chaque fédération, dans chaque sport, puisse se donner, pour les diriger, les meilleurs », et que les étudiants engagés dans un club bénéficient de « 10% de points en plus au moment des examens ». N.S. indique qu’il n’y aura bien qu’un seul ministère du sport et de la santé mais « Il y aura un délégué au sport, il y aura un délégué à la santé. Mais je veux les mettre dans un pôle politique où les arbitrages seront rendus par une personnalité politique de premier plan ». Le nombre des « membres du Gouvernement est en train d’exploser ! Enfin sur les questions d’argent il dit : « Que des champions qui nous font rêver gagnent de l'argent, c'est normal. Je ne souhaite pas revenir à une époque où tous les sports étaient pauvres. .. Mais je veux que la France puisse lutter à armes égales. ».
- François Bayrou plaisante : « Ce matin, j'étais à la Cité des 4.000 à la Courneuve, j'étais seul, a déclaré le candidat de l'UDF lors d'une rencontre avec des militants de son parti à La Rochelle. Hier, Nicolas Sarkozy était à Meaux, la ville de son ami Jean-François Copé, pour une réunion de 100 personnes dans une salle fermée, et il y avait 326 policiers et CRS. … Quand on en est là, (...) je ne sais pas si on se rend compte de ce que ça veut dire de l'état réel du pays après cinq années de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Où cela va-t-il nous mener ? » Puis revenant sur la prise de position de M. Rocard, il indique : « Si je gagne l'élection présidentielle, il y a désormais une majorité disponible, vous avez vu ce que Michel Rocard a dit. Il y a, à droite aussi, des gens qui pensent exactement la même chose, qui s'inquiètent d'un certain nombre d'évolutions, qui sont celles de Nicolas Sarkozy en ce moment ».
02:10 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Buffet, présidentielle, Bové, Voynet, DSK
13.04.2007
présidentielle - 9 résumé du jour
- N. Hulot sera présent sur la profession de foi de D. Voynet ; on y lit en effet cette phrase reproduite avec l’autorisation de N. Hulot mais qui ne vaut pas soutien : « l’objectif est que le pacte écologique ne soit pas oublié et qu’il soit mis en œuvre pour faire face à la crise du climat, pour réformer la politique agricole commune, pour protéger la biodiversité. (...) Dominique Voynet défend ces propositions avec constance et courage ».
- Selon N. Sarkozy : « Alliés ne veut pas dire ralliés et c'est notre rôle, en tant qu'amis des Américains, de leur dire lorsque nous pensons qu'ils se trompent. … L'amitié ne peut être vraie, elle ne peut être sincère que si l'on est libre", ajoute-t-il. "Je demande à nos amis américains de nous laisser libres (...) de nos positions ». Il précise que « aucun pays ne peut prétendre, aujourd'hui, faire face seul aux menaces et aux crises internationales. … C'est pourquoi notre politique s'inscrit naturellement dans les cadres collectifs et, d'abord, l'Union européenne et les Nations unies ». Il est favorable à l'entrée de nouveaux pays parmi les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU : « L'Allemagne, l'Inde, le Japon ou le Brésil doivent y joueur un rôle permanent » même s’ils n’y ont pas un droit de veto.
- S. Royal indique qu’elle est la « force sereine » face à la « brutalité agitée » de N.S. Sa campagne entre pourtant maintenant dans une phase de débat « projet contre projet ». A. Montebourg indique que « les clivages droite-gauche se marquent de plus en plus fortement dans cette campagne ». Quant à la candidate, elle exhorte : « Allez convaincre les citoyens un par un avec ce projet, ces explications (...) avec cette bataille projet contre projet, idée contre idées, valeurs de construction contre valeurs de destruction. … Moi je vous propose de réformer avec vous la France sans brutalité. Je suis la force sereine d'un changement efficace face à une brutalité agitée du passage en force »
- Le collectif de personnalités socialistes « Spartacus » réitère son soutien à F. Bayrou : « Nous avons besoin, nous avons envie d'un président calme, serein, équilibré, mais qui soit aussi avisé des difficultés quotidiennes des plus démunis de nos concitoyens", d'"un président courageux qui ne change pas d'avis au gré des sondages qualitatifs ou de réunions de quartiers", d'"un président qui n'engage pas la France dans des conflits internationaux par suivisme ou qui dise à différents interlocuteurs ce que chacun souhaite entendre ».
- A son tour N.S. promet une loi interdisant les "parachutes dorés" : « Je ne veux pas faire de cas particulier mais (...) un grand patron qui a échoué ne doit pas partir avec de l'argent, je ne peux pas l'accepter. … Je ne peux pas accepter qu'on dise qu'il n'y a pas les moyens de payer les sous-traitants comme des 'airbusiens' mais qu'il y a les moyens de payer des golden parachutes pour le patron. … La grosse rémunération, elle est légitime parce qu'il y a un grand risque. Avec le golden parachute, il n'y a plus de risque, donc il ne doit pas y avoir de grosse rémunération ».
J.-M. Le Pen pense déjà aux législatives et demande à N.S. de rompre avec l’attitude de J. Chirac vis-à-vis de l'extrême droite : « Si Sarkozy dit qu'il est d'accord pour un rapprochement, pourquoi pas ? … Monsieur Sarkozy est le chef d'un grand parti politique, il ne sera peut-être pas aussi riche en députés qu'il l'est aujourd'hui. S'il prend la même attitude que Jacques Chirac, nous aurons nous aussi la même attitude à son égard ». Mais J.M.L.P. voit en N.S. quelqu’un « avec qui on peut parler. … Je n'ai pas de contentieux personnel avec Nicolas Sarkozy comme j'en avais avec Jacques Chirac. Je ne vois pas pourquoi je ne parlerais pas avec lui ». Pourtant J.M.L.P. espère toujours être au second tour « Je peux raisonnablement pouvoir dire que je suis au-dessus de 20% ».
- F. Bayrou demande aussi une loi sur les golden parachute qui « obligera à ce que ces avantages soient décidés en assemblée générale de manière à ce que tout le monde en soit informé ». … Il indique aussi qu’il continuera les poursuites contre J. Chirac. « Ca ne peut plus durer comme ça. … Si les puissants s'entendent entre eux pour qu'il n'y ait pas de suite à des dossiers dont tout le monde sait qu'ils sont engagés depuis longtemps, et dont on connaît la gravité, c'est quelque chose que les Français n'accepteront pas. … Moi élu président, les procédures seront organisées normalement et elles iront à leur terme ».
02:35 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Le Pen, Royal, Hulot, présidentielle



