22.10.2007

Guy Môquet

En ce 22 octobre 2007, qu'on me permette d'avoir une pensée pour Léon Trulin, 18 ans, fusillé dans les fossés de la citadelle de Lille le 8 novembre 1915.

Il écrivait :

« Je meurs pour la patrie et sans regret. Simplement je suis fort triste pour ma chère mère et mes frères et sœurs qui subissent le sort sans en être coupables. J'embrasse de tout mon cœur ma pauvre mère et j'espère que Dieu la préservera pour sauvegarder ses pauvres enfants qui lui sont si chers. J'embrasse aussi Emile, Edgard, Edmond, Adolphe, Eva, Célénie, René, ainsi qu'Alida et Angèle et ses enfants et mes autres parents et amis. Je pardonne aux Allemands. J'ai fait mon devoir, mais ils ont été très durs pour moi. Chère mère, j'espère que vous me pardonnerez avant de mourir sans faiblesse avec beaucoup de courage ».