20.04.2007
présidentielle - 2 - résumé du jour
- N. Sarkozy critique F. Bayrou : « Je l'ai connu de droite, il est de gauche. Mais il faut qu'il prévienne ses électeurs, il a changé si vite. … Ils n'ont pas voté pour lui pour qu'il fasse alliance avec la gauche. … Peut-être que cela peut étonner un certain nombre d'électeurs de l'UDF, un certain nombre d'électeurs du centre, que de se retrouver alliés avec le parti communiste, des trotskistes et Mme Royal ». Il est aidé en cela par ses principaux soutiens centristes, Gilles de Robien : « Il disait qu'il voulait une UDF libre et indépendante. Et voilà l'UDF roue de secours du parti socialiste. Il disait qu'il voulait une UDF forte. Et voilà qu'il va la noyer dans un grand parti de gauche » ; André Santini : éLe centrisme n'est pas soluble dans le socialisme. … La course poursuite engagée par l'UDF en direction de la gauche, parfois même de l'extrême gauche, est inappropriée, dangereuse et malhonnête. … Qu'est devenu le parti libre, le parti de la démocratie quand son président décide seul de sa stratégie, lors d'un dîner avec Michel Rocard ? ».
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- N.S. critique la rencontre entre F.B. et M. Rocard : « l'élection présidentielle de la Ve République, c'est la rencontre d'un candidat ou d'une candidate avec le peuple, pas des partis qui essaient de récupérer sur le tapis vert ce que le peuple ne va pas leur donner. … Avant même qu'ils ne sachent s'ils sont qualifiés pour le deuxième tour, ils s'agacent, ils s'énervent, ils s'inquiètent: 'il faut vite se rencontrer, méfions-nous du peuple, organisons notre coalition avant même que le peuple ne se prononce' ».
N.S.indique que la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac (ancienne ministre, ex-députée UDF et ancien soutien de F.B. en 2002), qui privilégie le dialogue social à une loi sur le service minimum dans les transports, « fera ce que son actionnaire (l'Etat) lui dira de faire ». « Si elle n'est pas d'accord, elle en tirera certainement toutes les conséquences. … Si les Français votent pour moi, ils auront le service minimum et ce ne sera pas le problème de Mme Idrac à ce moment-là. … Comment on (y) arrive ? Je demanderai aux syndicats de se mettre d'accord sur un projet de service minimum à l'été 2007. S'ils y arrivent, il n'y a pas besoin (de loi), s'ils n'y arrivent pas, on fera voter par le nouveau Parlement une nouvelle loi avant (décembre) 2007 ».
- Pour F.B. : « Nous allons faire rimer France avec confiance, avec croissance, assurance, chance, nous allons faire rimer France avec espérance. … Nous ne sommes pas là pour faire un score, (...) nous sommes là pour gagner. … Il faut leur arracher le pouvoir. Il faut les renvoyer pour cinq ans au moins à leurs chères études. … Il faut leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils se mettent à réfléchir, pour qu'ils fassent leur révolution culturelle ». Puis attaques à gauche et à droite : « Nous n'avons pas besoin de multiplier les drapeaux tricolores et pas besoin d'un ministère de l'Identité nationale ». F.B. est heureux de « ne pas recevoir le label de la droite à la mode Sarkozy. … de la gauche à la mode Jospin. … Il y a de la droite et il y a de la gauche en moi et (...) il y a du centre en moi ». Selon lui, le 22 avril, « les Français renversent une des deux citadelles, celle qu'ils voudront et ils nous mettent en finale ! … Le 6 mai, ils prennent la deuxième Bastille ! ».
- J.-M. Le Pen estime toujours : « Il y aura un deuxième 21 avril et peut-être même un Jospin 2007. Nicolas Sarkozy est donné gagnant en toute certitude, mais est-ce si sûr ? ». Il continue a affirmer : « il se trouve que Sarkozy a trois grand-parents étrangers sur quatre. Il peut être Français, ministre et même Premier ministre. Mais la fonction présidentielle a une dimension quasi-religieuse ». Et toujours dans le registre de la certitude il indique : « Si je suis élu, j'irai à Bregançon prendre quelques jours de repos. Le 14 juillet, j'offrirai aux Français un grand buffet qui irait de l'Etoile à la Concorde, suivi par une soirée bacchique ».
- O. Besancenot estime qu’il a déjà gagné et revendique « le droit à l'utopie ». … Le vote utile à gauche, ce n'est pas seulement de penser au second tour mais de penser aux cinq années à venir. … Le rapport de forces global des cinq prochaines années ne sera pas le même si l'option d'une gauche indépendante du PS se compte par milliers ou par millions de voix. … Moi je fais toujours la différence entre la gauche et la droite, mais ce n'est pas le cas des deux principaux candidats. … Sans raconter d'histoire, on a une place politique qu'on a occupée dans cette campagne et qui dépasse même notre propre électorat. … Des tas d'électeurs de gauche disent qu'on a été utile pendant cette campagne ». Pour les législatives, « il y aura les mêmes discussions et les mêmes éléments politiques à prendre en compte que pour les élections présidentielles » indique O.B. Selon A. Krivine, les listes unitaires seront malgré tout assez rares.
- J. Bové affirme que le combat « pour un autre monde en marche » ne s'arrêtera pas avec la présidentielle : « Nous allons le mener aux législatives et aux municipales » et il lance un appel à la désobéissance civique : « contre les multinationales … contre les lois qui chassent les enfants de ce pays … contre la construction du réacteur nucléaire EPR en Normandie … nous désobéirons aux lois si nécessaire
- L'ancien président de la République V. Giscard d'Estaing, membre du Conseil Constitutionnel et à ce titre tenu à un devoir de réserve puisqu’il sera juge de cette éliection, annonce son soutien à N.S. : « Par les choix qu'il propose sans ambiguïté aux Français, par son expérience de l'exercice du pouvoir et sa capacité de faire avancer les choses, par sa volonté déclarée de dialogue, par l'existence d’une majorité sur laquelle il pourra s'appuyer et qui donne des signes encourageants de renouvellement, Nicolas Sarkozy est le seul à réunir les conditions qui nous permettent de choisir raisonnablement notre futur président ». Certes, il n’y a là aucune surprise politique mais un étonnement et même un scandale inadmissible . S’il y a une révision à faire c’est celle là … Les anciens présidents ne doivent plus être au Conseil Constitutionnel.
- S. Royal reprend des thèmes de gauche « Le salariat féminin c'est le prolétariat d'aujourd'hui ». Elle dénonce « l'insupportable contraste entre les parachutes dorés, les retraites chapeau et le niveau de rémunération des salariés ». Mais elle reprend aussi ses attaque contre N.S. « Nicolas Sarkozy est un homme dangereux. … Non seulement la fracture sociale s'est creusée, mais il y a aujourd'hui une menace de fracture républicaine, et on le voit dans l'accumulation des propositions et déclarations. … Il y a aussi chez Nicolas Sarkozy la défense d'une France des communautés, une forme de communautarisme. Moi je crois à la République une, laïque et indivisible. … Moi je n'ai pas inventé des valeurs le temps d'une campagne électorale, elles ont toujours été les mêmes ». Elle confirme : « Je me bats pour être au second tour. … Je suis celle qui peut incarner le changement. Les deux autres candidats sont des candidats sortants. Ils ont participé à la majorité sortante. Ils ont voté toutes les lois sortantes, toutes les réformes sortantes. … Comment pourraient-ils être crédibles en promettant ce qu'ils n'ont pas fait hier ? ».
01:20 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Royal, Sarkozy, Bayrou, VGE, Conseil Constitutionnel, Bové, Besancenot
18.04.2007
présidentielle - 4 - résumé du jour
- S. Royal reprend le slogan de F. Mitterrand : « Dans cette dernière ligne droite, les Français vont choisir je le sais avec sérieux, avec intelligence, avec conscience, projet contre projet. Ayez cette audace, vous ne le regretterez pas parce que le changement paisible, harmonieux, la force tranquille elle est là, devant vous. … Je compte sur vous, vous avez entre vos mains la responsabilité de dessiner le visage de la France de demain. Elle oppose sa tranquilité à l’attitude de N. Sarkozy « D'un côté, la brutalité, et moi je vous propose de réformer sans brutaliser la France » et développe son programme « Je vous propose que les valeurs boursières soient toujours derrière les valeurs humaines, de renforcer les solidarités et de les réconcilier avec les libertés individuelles et l'efficacité économique, de tourner le dos au communautarisme et de défendre une République une, laïque et indivisible, de lutter contre toutes les formes de discriminations. … Je veux que l'ordre juste remplace les désordres injustes, que la loi du plus juste remplace la loi du plus fort, je veux une France qui cesse de dresser les Français les uns contre les autres ». Elle indique « Je viendrai régulièrement devant vous vous rendre des comptes du pouvoir que vous m'avez déposé et non pas donné ».
- J. Bové conteste le vote utile : « Pourquoi ne serait-on pas capables de gagner en dépassant la logique des appareils ? » et il conteste la représentativité des partis de gouvernement en estimant que seuls« 37% des gens sont représentés à l'Assemblée nationale » prônant la proportionnelle intégrale, l'interdiction du cumul des mandats et une limitation de ceux-ci dans le temps. Il annonce toujours vouloir changer la Constitution par l’élection d’une assemblée constituante … « si je suis élu, je serai le dernier président de la République ».
- S.R. reprend son idée de lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, sujet qu’elle décrètera ‘grande cause nationale’. Elle annonce cinq mesures concrètes : une action de prévention nationale avec des campagnes de prévention ; la construction de prisons spécialisées, dans lesquels les délinquants sexuels condamnés seront suivis ; plus une libération de délinquants sexuels si un comité d'experts ne garantit pas la non-violence et la non-dangerosité ; après la libération port du bracelet électronique ; dispositif spécial pour les victimes, la gratuité des soins aux victimes et à leurs proches, aussi longtemps que nécessaire.
- Selon R. Badinter, N.S. a ‘lepénisé’ son discours : « Il suffit de relire ses propos sur les gènes de la pédophilie ou du suicide chez les adolescents (...) On sait à quelles pratiques funestes de l'eugénisme ces considérations-là, unanimement dénoncées par les autorités scientifiques, peuvent conduire » et confiant il ajoute : « Le second tour de cette élection présidentielle se jouera entre Ségolène Royal, dont je salue ici le courage, l'énergie, la force de conviction, la foi républicaine, et Nicolas Sarkozy. C'est le choix réel de cette élection et il n'y en a pas d'autre ».
- N.S. attaque ensemble S.R. et F. Bayrou : « Quand je regarde ce qui s'est passé entre Ségolène Royal et Bayrou, je me dis qu'on est bien loin de l'esprit de la Ve République. … Le général de Gaulle a voulu une élection pour que chaque candidat parle à chaque Français. Et qu'est-ce qu'on voit? Deux appareils essayant de procéder sur le tapis vert à des combinaisons politiques faute d'arriver à quelque chose en s'adressant aux Français directement. Ils sont les dignes héritiers de la IVe République ».
- F.B. créera un nouveau parti après la présidentielle pour représenter le troisième « courant démocrate, qui manque en France et en Europe ». Il insiste sur sa présence au second tour : « Tout le monde peut vérifier que cette majorité nouvelle est devenue possible, puisque plusieurs personnalités se sont exprimées pour dire que nous devons travailler ensemble. … Je représente le vote utile, le seul pouvant dépasser Nicolas Sarkozy au second tour
- Après Bruxelles et Berlin où il ira dès son élection pour tenter de relancer la construction européenne, N.S. se rendra en Afrique sitôt après son élection : « Il y a 450 millions de jeunes Africains qui ont moins de 17 ans. Il faut créer les conditions du développement de l'Afrique. Ces 450 millions de jeunes Africains ne peuvent pas espérer trouver du travail et un emploi chez nous ». Il en profite pour reprendre le thème de l’immigration : « Le regroupement familial, c'est un droit, mais faire venir sa famille quand on n'a pas de logement, quand on n'a pas un revenu de son travail et pas des allocations familiales, ça ne devrait pas être possible. … Je veux qu'on puisse parler de l'immigration sans être traité de raciste
- Se référant à S.R. qui a déclaré au JDD que son entrée à l'Elysée serait un ‘événement planétaire’, F.B. ironise : « J'ai trouvé cette expression mesurée, modérée ». Puis critquant les voltes face de S.R. il ajoute : « Au fond, Ségolène Royal a une démarche 'tango argentin'. Très souvent, elle a avancé des idées, elle en a retiré - un pas en avant, un pas en arrière ». Enfin, sur la question du drapeau, il affirme : « J'aime la France et je sais depuis longtemps que la vraie identité de la France, ce sont ses valeurs (...) c'est 'liberté égalité fraternité' ». Il s’en prend ensuite à N.S. : « Je n'aime pas une société dans laquelle on traque les fraudeurs au ticket de métro et où on fait toutes les grâces à Bernard Tapie le jour où il vient vous soutenir » et ajoute à propos des rapprochement s avec le F.N. « Je trouve normal qu'on aille chercher les électeurs de l'extrême droite si on ne donne pas raison aux idées qu'elle défend", a-t-il estimé. "Je suis pour qu'on aille chercher ces électeurs en combattant ces idées et non qu'on aille chercher ces électeurs en allant chercher les idées ».
- N.S. a une nouvelle source d’inspiration : Si j'avais deux noms à citer, je dirais sans hésitation d'abord le général de Gaulle, pour sa passion de la France, la fidélité à ses convictions et pour l'exemple du service de l'intérêt général. Je dirais également sans hésiter, même si ça peut étonner, Jean Paul II, l'homme qui a eu le courage de dire aux jeunes Français et aux jeunes du monde 'N'ayez pas peur'. C'est une très belle phrase qui m'avait beaucoup marqué ».
- Alors d’un visite sur un ancien carreau de mine il reprend ses thèmes sociaux « Je n'accepterai pas les dumpings sociaux, les dumpings écologiques, les dumpings monétaires, les dumpings fiscaux. … L'Europe finira par devenir (...) un désert économique si l'Europe ne comprend pas que nous avons voulu l'Europe pour la préférence communautaire, non pas pour en faire le cheval de Troie d'une mondialisation non maîtrisée. … Je n'accepte pas le dumping monétaire américain qui fait que bientôt on ne pourra plus construire d'avions sur le sol européen. … On vous a menti sur la sidérurgie il y a 25 ans. .. On a fait souffrir des générations d'ouvriers en leur disant qu'il y avait trop d'acier (...) Et aujourd'hui, on a l'air malin avec le prix de l'acier qui explose. Et la sidérurgie, elle se fait en Inde ! » Puis revenant sur les récente indemnisation accordées aux chefs d’entreprise il redit « Quand on a conduit à l'échec son entreprise, on ne part pas avec un chèque de six millions d'euros. C'est une insulte pour tous les travailleurs qui sont victimes de ses erreurs de gestion. … Quand il y a un patron voyou, je le dis, je persiste et je signe, parce que si je dis que le voyou est simplement dans les quartiers (...) et que je ne le dis pas quand c'est un patron qui l'est, alors je ne suis pas juste ».
- N.S. se raconte « Cette campagne présidentielle, j'y pense depuis bien longtemps. J'en suis habité, ce n'est pas un caprice, ce n'est pas un hasard, je l'ai profondément voulue, j'y ai réfléchi. … Je mesure chaque jour un peu plus le poids des responsabilités qui pèsent sur mes épaules, je sais qu'il y a un espoir chez des millions de nos compatriotes. Je ne veux pas décevoir cet espoir. Hier, sur le livre d'or du mémorial de la croix de Lorraine, j'ai écrit: 'une grande vie c'est une vie mise au service de quelque chose de plus grand que soi'. Quoi de plus grand que rassembler les Français pour que la France retrouve sa grandeur? C'est la tâche que je me suis assignée ».
02:10 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Royal, Bové, De Gaulle, Jean-Paul II
15.04.2007
présidentielle - 7 - résumé du jour
- F. Bayrou et D. Voynet ont fait campagne à la cité des 4.000 de La Courneuve. Ils sont les seuls à avoir répondu à l'appel de ‘SOS racisme’ de cette citée et ont débattu tour à tour avec une centaine de personnes installées au soleil sur une pelouse. Les habitants ont du mal à ne pas oublier les déclarations de N. Sarkozy : « Nous, on ne peut supporter le communautarisme que Sarkozy est en train d'installer ici depuis des années ». « Il y a des jeunes qui ne veulent pas le voir ici. Et quand vous vivez ici, quand vous ne travaillez pas, quand vous avez été exclu de l'école à 14 ans, vous savez, vous n'avez pas grand chose à perdre ». « Les politiques qui disent qu'il faut nettoyer au Kärcher, c'est pas la France, c'est l'Amérique. Les immigrés ne veulent pas la guerre mais vivre libre et fiers. C'est pas des terroristes, c'est pas Al Qaïda, comme dit M. Sarkozy ». F.B. répond : « Un pays est profondément malade lorsque certains de ceux qui y vivent ont l'impression d'être les ennemis des autres. … Si le président de la République ne fait pas le travail de faire monter la compréhension entre les gens, le pays ira très mal ». D.V. répond en signalant le passage de N.S. à Meaux : « Il y a deux types de candidats : ceux qui franchissent le périphérique entourés d'une horde de policiers pour se rendre dans des événements organisés par leur équipe de façon extrêmement soigneuse et bien bordée, et il y a ceux qui prennent le métro, qui vont dans les petits commerces des quartiers et discutent avec les habitants tous les jours ».
- Comme en écho, faible mais net aux propos de M. Rocard, D. Strauss-Kahn déclare : « Entre les deux tours, les choses se redistribuent, il faudra faire ce front contre Nicolas Sarkozy. (...) Nicolas Sarkozy, la droite, contre Ségolène Royal, la gauche. Alors il faudra que François Bayrou et les électeurs de François Bayrou fassent leurs choix, et s'ils sont cohérents avec eux-même, s'ils rejettent la politique de Nicolas Sarkozy, alors ils seront très nombreux à venir voter pour Ségolène Royal ». C’est donc simplement une question de tempo : « Chaque chose en son temps. D'abord le premier tour. … Le problème (n’est) pas aujourd'hui de constituer un front anti-Sarkozy . … La question au 2e tour, quand il rassemblera, je pense, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sera alors de rassembler tout le monde dans le pacte présidentiel pour lutter contre Nicolas Sarkozy, mais c'est une étape qui viendra après le 22 avril ».
- J. Bové indique « On accumule de plus en plus de déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, l'inné et l'eugénisme. Cela montre que les barrières éclatent de plus en plus entre l'UMP et le Front national. … Cela montre que Sarkozy est un homme dangereux ».
Pourtant J.B. rappelle qu'il est « depuis longtemps pour la proportionnelle intégrale doublée d'un non cumul des mandats (malgré les) risques de voir l'extrême droite et le FN à l'assemblée ». … Je préfère voir les fachos à l'assemblée qu'avec des scores forts à l'extérieur ». Il ajoute : « Au deuxième tour, on éliminera Sarkozy ».
- M.-G. Buffet indique que « voter utile, c'est voter pour une candidature qui résolve les problèmes. … On parle maintenant même, avec Michel Rocard, d'alliances entre François Bayrou et Ségolène Royal, de contacts entre Le Pen et Sarkozy, on dit aux électeurs ‘prenez le moins pire pour éliminer le plus pire’, moi j'ai envie de leur dire ‘votez pour vous, pour une gauche qui réponde à vos problèmes’. … Ne tombons pas dans ces pièges. Si on veut battre Sarko-Le Pen durablement, il ne faut pas une gauche qui lorgne au centre, qui s'allie à la droite, même si elle s'appelle centre, parce que les gouvernements ni gauche ni droite, on les connaît, ils mènent une politique de droite ». Sur la proposition de B. Hortefeux, elle indique : « Cela figure dans notre programme, une assemblée nationale élue à la proportionnelle et à parité ».
- Nicolas Sarkozy rassemble à son QG de campagne une soixantaine de sportifs et anciens sportifs de haut niveau(Bernard Laporte, David Ginola, Basile Boli, Jean-Claude Bouttier, Philippe Candeloro, Nathalie Tauziat, Henri Leconte, Patrice Martin, etc.). il rappelle ses objectif en faveur du sport : « Je ne veux pas simplement qu'on se passionne pour le sport quand il y a une Coupe du monde, qu'elle soit de football ou de rugby, quand on a un championnat du monde d'athlétisme ou quand on a un boxeur qui fait des exploits, … je veux rendre sa place au sport dans notre société, du 1er janvier au 31 décembre ». Pour cela N.S. souhaite augmenter les coefficients des épreuves de sport dans les examens et rendre obligatoire ces épreuves dans les concours d'entrée dans les grandes écoles. Il indique : « Je souhaite que les dirigeants des fédérations puissent être rémunérés pour le travail qu'ils font. … Je veux que chaque fédération, dans chaque sport, puisse se donner, pour les diriger, les meilleurs », et que les étudiants engagés dans un club bénéficient de « 10% de points en plus au moment des examens ». N.S. indique qu’il n’y aura bien qu’un seul ministère du sport et de la santé mais « Il y aura un délégué au sport, il y aura un délégué à la santé. Mais je veux les mettre dans un pôle politique où les arbitrages seront rendus par une personnalité politique de premier plan ». Le nombre des « membres du Gouvernement est en train d’exploser ! Enfin sur les questions d’argent il dit : « Que des champions qui nous font rêver gagnent de l'argent, c'est normal. Je ne souhaite pas revenir à une époque où tous les sports étaient pauvres. .. Mais je veux que la France puisse lutter à armes égales. ».
- François Bayrou plaisante : « Ce matin, j'étais à la Cité des 4.000 à la Courneuve, j'étais seul, a déclaré le candidat de l'UDF lors d'une rencontre avec des militants de son parti à La Rochelle. Hier, Nicolas Sarkozy était à Meaux, la ville de son ami Jean-François Copé, pour une réunion de 100 personnes dans une salle fermée, et il y avait 326 policiers et CRS. … Quand on en est là, (...) je ne sais pas si on se rend compte de ce que ça veut dire de l'état réel du pays après cinq années de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Où cela va-t-il nous mener ? » Puis revenant sur la prise de position de M. Rocard, il indique : « Si je gagne l'élection présidentielle, il y a désormais une majorité disponible, vous avez vu ce que Michel Rocard a dit. Il y a, à droite aussi, des gens qui pensent exactement la même chose, qui s'inquiètent d'un certain nombre d'évolutions, qui sont celles de Nicolas Sarkozy en ce moment ».
02:10 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Buffet, présidentielle, Bové, Voynet, DSK
10.04.2007
présidentielle - 12 - résumé du jour
La campagne officielle a commencé. Les spots sont pour l’instant toujours aussi ringards ! On ne les commentera donc pas. Pour le reste peu d’intervention aujourd’hui donc car les candidats semblent s’être mis au vert pour ce long WE avant la dernière phase de la campagne.
- F. Nihous propose une suppression de la Banque centrale européenne (BCE) ajoutant qu’on « pourrait en même temps supprimer le Collège des commissaires européens, puisque c'est le même problème » Pourtant il ne « milite pas pour une sortie de l'Europe ». Pour lui « La BCE a sorti une politique de l'euro fort, on voit les problèmes que ça a posé: par exemple 10.000 suppressions d'emplois à Airbus ».
- J. Bové affirme qu'il « n'y a pas d'accord possible entre le programme de Ségolène Royal » et le sien mais pratiquera « le désistement républicain » au second tour car il fait « la différence entre la droite et la gauche ». Pour lui, au premier tour, « le vote utile, c'est d'abord de rassembler les électeurs et les électrices qui se sont abstenus parce qu'ils en ont ras-le-bol des alternances ».*
05:30 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nihous, Bové, europe
09.04.2007
présidentielle - 13 - résumé du jour
- F. Bayrou est persuadé d'être le seul capable de rassembler une majorité stable pour gouverner la France, majorité qui se construira en tendant la main à des socialistes et à des gaullistes « qui ont envie de faire avancer les choses ». « Les électeurs allemands ont obligé les deux états-majors à sortir de leur enfermement et à se mettre ensemble pour gouverner … En 18 mois, l'Allemagne se trouve avec la croissance la plus élevée d'Europe, un taux de chômage qui baisse (...) Si ça marche en Allemagne, ça peut marcher chez nous ». Pour que ça marche en France il dit qu’« il faut choisir un président de la République qui obligera à se rassembler ceux qui aujourd'hui se divisent ».
J.-M. Le Pen croit que beaucoup des indécis ne le sont pas du tout : « Il y a une partie des gens qui ont déjà choisi mais ne l'annoncent pas » car dire qu'on peut voter pour lui « dans la vie sociale et civile cela vous expose à des représailles dans certains milieux ». « Je ne suis pas Madame Soleil mais je peux raisonnablement pouvoir dire que je suis au-dessus de 20% ». S’il est absent au second tour, J.M.L.P annoncera le 1er mai quelle sera sa consigne de vote. Il dément un accord avec N. Sarkozy pour le deuxième tour de la présidentielle dénoncé par A. Montebourg. : « Ce n'est pas la première fois que M. Montebourg apparaît dans la politique française comme un illuminé. Peut-être se donne-t-il déjà les arguments pour expliquer l'échec de sa candidate. … C'est une hypothèse dans laquelle, je ne me place pas. Je reste dans l'hypothèse d'être présent au second tour" face à M. Sarkozy justement ». Il dénonce N.S. dans ses positions sur la pédophilie : « qui selon lui reprennent « les vieilles thèses du XIXe siècle sur le criminel-né ». Il estime : que N.S. « c'est un candidat qui vient de l'immigration. Moi je suis un candidat du terroir ». Il indique que s’il avait été Président au moment de l’arrivée en France de la famille Sarkozy, elle ne se serait pas installée sur le territoire : « La France se serait passée de Nicolas Sarkozy qui aurait peut-être fait une très belle carrière en Hongrie » ... S’agissant de S. Royal, il estime que sa candidature est condamnée : « Je pense que Mme Royal risque d'être crucifiée par ses concurrents d'extrême gauche ».
J. Bové se présente comme le seul capable de rassembler la gauche antilibérale et écologiste et accuse les autres candidats d’extrême gauche d'être des ‘forces de division’ ou de chercher à obtenir un ministère en cas de victoire de S.R. Il prophétise : « Pour moi, la surprise, c'est qu'il va y avoir l'émergence de nouvelles forces. Je pense que nous allons faire un très bon résultat au premier tour le 22 au soir ». Selon lui les candidatures d'extrême gauche rassemblent un vote protestataire qui, dans le passé, n'a servi à rien. Et « D'un autre côté, Marie-George Buffet et Dominique Voynet, qu'est-ce qu'elles attendent? Elles sont aujourd'hui dans une logique -on le sent bien, c'est un peu pathétique- pour essayer de se raccrocher au Parti socialiste, peut-être pour avoir un ministère ». « Dans les urnes va apparaître la volonté de l'unité de la gauche antilibérale et écologiste
- G. Schivardi annonce qu'il ne donnerait pas de consigne de vote au second tour de la présidentielle et glisserait lui-même un bulletin blanc dans l'urne.*
05:45 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Le Pen, Royal, Bayrou, Bové
20.03.2007
présidentielle - 33- résumé du jour
Douze candidats pour un fauteuil
- F. Bayrou est à son tour sur Skyrock et y parle des banlieues en se démarquant de N. Sarkozy : « Je ne partage pas du tout sa vision des choses, sa vision de l'avenir. On n'a jamais été proches, on n'a pas du tout la même façon de voir la vie ». Il assure que « La France ne pourra pas aller bien si (la banlieue) ne va pas mieux » . Il ajoute que « L'identité nationale, c'est ce qui nous rassemble et pas ce qui nous sépare ». A propos des termes utilisés par N.S. [racaille, nettoyeur à haute pression ( ?)] il se démarque aussi « Les mots sont des armes. Un président de la République, ça doit être juste dans ses mots ». Il a également indiqué sa priorité pour l’école.
Sans se prononcer clairement pour une dépénalisation du l’usage du cannabis il estime la loi actuelle inadaptée et réclame une prévention efficace
Comme S. Royal hier, F.B. est favorable à une VI° République.. Il en revendique même la paternité du moins celle du terme. « J'ai beaucoup utilisé le terme de VIe République pour montrer le changement. Simplement, j'ai dit que le numéro n'était pas important, ce qui est important, c'est le contenu du texte » Les révisions qu’il envisage seront adoptées par référendum mais acceptées par les principaux mouvements politiques : « J'inviterai tous les partis politiques à la définition de cette nouvelle règle du jeu: chacun aura sa place autour de la table, quelque soit son statut dans la majorité ou dans l'opposition, pour que les Français soient assurés que les changements seront droits et justes »
Selon F.B. il faut « redéfinir les fonctions du gouvernement et du président de la République pour que le parlement trouve une véritable place. Moi je le fais en interdisant le passage en force et en rendant le droit de discuter de sujets qui lui sont interdits aujourd'hui ». il veut également « changer la loi électorale, car il n'est pas normal que deux partis, le PS et l'UMP qui ont eu au premier tour 35% des voix à la présidentielle de 2002, aient 92% des sièges au parlement ». Il est donc favorable à ce que 50% des députés soient élus à la proportionnelle.
- F.B. se déclare également, comme de nombreux responsables de la gauche, favorable à ce que la France fasse pression pour que C. Battisti soit à nouveau jugé en Italie. Cette affaire d’extradition montre bien le clivage gauche droite et la position des différents partis à défaut de celle de tous les candidats. A gauche on proteste contre un « coup politique » l’aide apportée par la France dans l’arrestation de cet ancien activiste d’extrême gauche repenti. Condamné par contumace en Italie, le droit italien ne prévoit pas qu’il sera rejugé à son arrivé sur le sol de la péninsule mais autorise qu’il soit immédiatement mis en détention. Non seulement l’attitude du gouvernement français de droite, qui a répudié une promesse de F. Mitterrand, mais également l’aide apportée par la police française pour localiser le fugitif est contestée à gauche alors que N.S. se sert évidemment de cette affaire pour montrer son efficacité et encore assurer qu’il est bien le « premier flic de France ». C’est encore cette image qu’il veut donner durant cette campagne au point qu’on se demande s’il ne brigue pas la place Beauvau et non l’Elysée. Reste que, même s’il démissionne prochainement de ce portefeuille, il veut montrer que la sécurité reste sa préoccupation essentielle. Cette affaire tombe donc à point nommé. La gauche est plus gênée dès lors que le gouvernement italien de gauche se réjouit de cette extradition. Voilà donc un sujet qui fait tort à la gauche, en rapproche F.B. de cette gauche et montre N.S. sous le jour que le public préfère. Qui va tirer les bénéfices de cette affaire en dehors du candidat ministre ? S.R. ou F.B. ?
- P. de Villiers s’intéresse aussi aux jeunes comme c’est la mode depuis trois jours. Il souhaite un service patriote obligatoire s’adressant à tous les jeunes Français, « de fraîche date ou de vieille souche » qui devra s’effectuer « soit dans les armées pour apprendre la nouvelle menace, c'est à dire le terrorisme, soit dans un corps d'intervention pour que la France devienne la nation pilote en matière de sécurité écologique pour se porter au secours de toutes les situations de détresse, soit dans le cadre de la francophonie au service du co-développement ».
- O. Besancenot ne participera pas à un gouvernement PS. Il souhaite interdire le cumul des mandats, limiter leur durée avec deux ou trois renouvellement mais surtout « quand on a un mandat, on ne gagne pas plus d'argent que ceux qu'on est censé représenter, c'est-à-dire le salaire moyen de la majorité de la population ». Vaste programme !
- Evidemment, l’idée d’une VI° République heurte N.S. et ses porte-paroles. Il faut dire que l’une des promesses faites à M. Alliot-Marie est justement qu’il ne serait pas touché à la Constitution. Et pourtant certaines des propositions de N.S. supposent une révision. Chez N.S. on fait dans la prudence : « Nous avons une grande règle que nous avons apprise de Lionel Jospin, c'est qu'avant le deuxième tour il y a le premier tour. Donc nous sommes concentrés sur le premier tour ». A l’UMP on fait dans la confiance. Le compteur installé sur la façade du siège du parti affiche « 49 », soit le nombre de jours jusqu'au 6 mai alors qu’il était encore calé sur le 22 avril la semaine dernière … Confiance dans le fait que N.S. soit au second tour ou dans le fait qu’il soit élu ?.
- En effet, à partir de demain, radios et télévisions devront accorder à tous les candidats le même temps de parole. Depuis décembre 2006 c’était le principe de l'équité entre candidats ce qui permettait de tenir compte non seulement de leur force parlementaire mais également des sondages. Jusqu’au 2 février, dans les journaux et magazines d'information des 5 principales chaînes de télévision cela donnait les résultats suivants : N.S. 12 heures, S.R. 10 heures, F.B. 3H40 D. Voynet 3H12, J.-M. Le Pen 2H17, M.-G Buffet 1H38, A. Laguiller 1H16, O. Besancenot 56 m, P. de Villiers 52 m., J. Bové 15 m., F. Nihous et G. Schivardi 10 m. chacun.
L'égalité qui va maintenant régner ne sera pourtant pas totale encore. Il faudra pour cela attendre le début de la campagne officielle. Pour l’instant les candidats et ceux qui les soutiennent auront un temps de parole égal mais pas nécessairement un temps d’antenne égale. Le temps d'antenne (temps de parole plus éléments éditoriaux), devra lui rester équitable. Mais en toute hypothèse, il faudra qu’on entende un peu plus les « petits candidats » qu’ils ne l’ont été jusqu’à présent.
- S.R. dit qu’elle n’est pas hostile à des débats avec ses « principaux » compétiteurs avant le premier tour. Elle veut « un nombre restreint de débatteurs ». « Je crois que les Français sont en demande de bien comprendre les différences, ils sont même en demande de débats ». Mais les restrictions qu’elle pose les rendent impossible compte tenu de la règle d’égalité qui s’applique maintenant ! Il faut débattre avec tous ou avec personne. Il faut que chaque candidat ait le même temps de parole dans un débat. Ils sont douze si l’on donne 10 mn à chacun il faut un débat de 2 heures ! On se doute dans ces conditions qu’il n’y en aura pas.
- J. Bové a donc lui aussi été qualifié. Il y aura donc douze candidats à la présidentielle ce qui nous ramène au chiffre de 1974, loin devant ceux de 1981, 1988, et 1995 !
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- Nouveau sondage qui confirme grosso modo les précédents. Il est commenté dans un précédent billet avec les sondages parus hier. Tous sont sur le site aussi . Je profite pour dire ici que le site est rouvert et que les sondages qui n’avaient pu y être mis y sont désormais.
01:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, Bayrou, Bové, candidatures



