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27.05.2007

Examen de Première année

Les copies sont corrigées et je suis assez déçu (euphémisme). Je pense même abandonner le système que j’ai mis en œuvre pour l’an prochain car un certain nombre d’entre vous n’ont véritablement rien fait et se sont incontestablement moqués de moi : copies d’une demi page avec des formules sans intérêt du genre :
« J’assume la pleine responsabilité de la défaite et je me retire définitivement de la vie politique » (oui certains ont osé !) et d’autres
« Les électeurs n’ayant rien compris (sic) à la qualité de mon programme, je renonce à l’action politique et je redeviens avocat (resic) ».
Et pire encore !
J’ai eu droit aussi à : « J’ai perdu mais si j’avais gagné j’aurais fait : 1. travailler plus pour gagner plus ; 2. le bouclier fiscal … » et que je te redonne tout le programme pour conclure : « mais comme je suis battu, tout cela ne se fera pas ». Tiens donc !
J’ai encore eu droit à des analyses critiques de la « VI° République » de SR ou encore à des redites du programme institutionnel de NS qui ajoutaient : « Je demande à Mme royal de mettre en œuvre mon programme et de ne pas passer à la VI° R ». Bref, en fait pour l’essentiel, j’ai eu droit à des copies reprenant les différents slogans de campagne et les formules toute faites : « J’aime la France comme un être cher, elle qui m’a tant donné … » ; « Je n’accepte pas … » (Ben tiens !) ; « Je ne vous trahirais pas … » ; « Je continuerais de me battre pour mes idées et pour la France qui aime se lever tôt » (mais sans dire comment). Tout cela est sans intérêt institutionnel !
Lorsque la copie comportait une bonne analyse des programmes institutionnels et de leurs limites et une analyse de la procédure de révision (89 + Congrès ; 89 + référendum ; 11 ; assemblée constituante) cela pouvait présenter un petit intérêt.

Mais l’essentiel n’était pas là.

Je souhaitais savoir ce que le candidat battu avait l’intention de faire dans les semaines et mois qui suivent voire même durant le quinquennat. Or la prochaine échéance ce sont les élections législatives. Il était donc nécessaire de dire ce que ces élections représentent et comment vous comptiez les aborder. Après avoir constaté la bonne santé de la démocratie et redit que les électeurs avaient montré leur attachement à l’élection du Président de la république au SUD (ce qui pouvait servir d’argument par la suite), trois solutions se présentaient alors :

- Dire vouloir gagner les législatives et n’envisager que cette hypothèse :

o Il faut alors justifier votre choix et expliquer ce qu’il implique dans le fonctionnement des institutions pour l’avenir. Un rappel du fonctionnement de la Constitution en période de cohabitation s’impose.
o Il faut indiquer comment l’UMP choisira son Premier ministre et si éventuellement vous accepterez ce poste.
o Il faut montrer en quoi la cohabitation n’est pas l’immobilisme et comment cela pourra permettre de faire des réformes
o Il faut encore montrer en quoi cela n’est pas une remise en cause du résultat de la présidentielle.
 Pour justifier tout cela vous pouviez utiliser plusieurs arguments : C’est un fonctionnement conforme à la lettre de la constitution (art. 20) le Président n’étant qu’un arbitre.
 Il ne faut pas donner tous les leviers au même parti (mais là attention vous avez déjà le Sénat)
 Les français souhaitent les meilleurs de chaque camp pour gouverner : gouvernement d’ouverture et de coalition (ça ne coûte rien de le dire) comme l’importance des suffrages pour FB le montre au premier tour => vous tenterez donc un large rassemblement avec FB aussi
 La VI° République proposée par SR est un régime parlementaire classique dans lequel c’est le 1° ministre qui a le pouvoir => anticipation de la future révision.
 Si l’opposition présidentielle ne peut pas devenir la majorité parlementaire à quoi sert-il de faire des élections ? et un parti va à la bataille électorale pour gagner et non pour perdre. Un parti est un instrument de conquête du pouvoir.
 Toujours la possibilité de dissoudre si besoin est.
 Etc.


- Dire que vous ne souhaitez pas (réalisme compte tenu de l’écart, mais présenté comme une volonté) gagner les législatives car la cohabitation vous semble être paralysante.
o Vous devez alors montrer en quoi la cohabitation n’est pas dans l’esprit des institutions depuis la révision de 2000 et l’inversion du calendrier. Vous ne souhaiteriez pas, si un jour vous étiez élu à la présidentielle vous retrouver en cohabitation donc vous ne le ferez pas à SR.
o Souhaiter en revanche une opposition forte et constructive non pas pour vous opposer au programme de SR mais pour faire en sorte qu’il soit le plus facilement possible accepté par tous les français.
o SR prône une plus grande importance du législatif et en particulier de l’AN. Et souhaite donner des compétences à l’opposition (Présidence de la commission des finances) et un statut de l’opposition.
o Vous voulez donc devenir le chef de l’opposition mais il faut évidemment pour qu’elle soit constructive qu’elle soit forte ; là encore pour éviter que le PS ne soit trop hégémonique.
o Le parlement a une mission de contrôle aussi bien qu’il est législateur et donc l’importance de l’opposition rend le contrôle plus performant et plus efficace : une meilleure démocratie comme la souhaite SR.
o Vous pouviez encore développer des arguments en présentant le programme institutionnel de SR et en montrant en quoi il sera encore mieux mis en œuvre avec une opposition forte et respectée.
o Mais il fallait aussi éviter d’apparaître comme quémandeur de sièges car le misérabilisme ne plait jamais aux électeurs.
o Etc.


- Dire que vous prenez la tête de la bataille législative et que vous souhaitez avoir le plus grand nombre possible de parlementaires ; dans ce cas vous expliquez que vous voulez une forte opposition ou une majorité et vous envisagez les deux hypothèses précédentes dans l’ordre qui vous parait le plus productif en prenant des arguments en faveur de l’une et de l’autre, selon vos besoins. Bref, si les français vous donnent la majorité à l’AN, vous accepterez la cohabitation, sinon vous serez le chef de l’opposition constructive mais qui doit être importante.

Bref, il fallait discuter la logique d’un système politique à quatre tours pour déterminer qui gouverne la France et tenter de montrer par des arguments bien choisis, la cohérence de VOTRE démarche !

En tous les cas, il n’était pas utile de redonner le programme politique (que les français viennent de rejeter) et donc pour justifier vos positions (cohabitation ou opposition forte) vous deviez rester sur le plan purement institutionnel.

Pour pouvoir faire tous ces développements il fallait évidemment travailler c’est sans doute ce qui manque le plus dans vos copies, le travail) le texte avant et être prêt à donner tous vos arguments en peu de pages … Quelques rares copies ont fait un effort important mais la très grande majorité s’est contenté de banalités. La part du travail préparatoire était donc importante mais vous aviez le temps … n’est-ce pas.
Une solution pour gagner de l’espace était de commencer le discours ou la conférence de presse par :
- Remerciements d’usage (...)
- Félicitations à Mme Royal (...)

Sans développer plus … cela n’ayant aucun intérêt de toute évidence ! Vous disposiez alors de tous le temps et l’espace nécessaire pour exposer votre position. Par ailleurs, le sujet n’indiquant pas quand vous interveniez, il était possible d’imaginer que vous le fassiez tard dans la soirée, voir le lendemain et en tous les cas après SR (à vous de le préciser). Cela permettait de supposer connus ce que Mme Royal avait dit et de s’en servir au besoin. Enfin, vous étiez dispensés de faire des phrases de pure propagande … même si une imitation du style (du tempérament) du candidat pouvait aider à défendre certaines positions.

N.B.
Si pour l’instant le parti battu est dans l’opposition, ce ne sera plus le cas s’il gagne les législatives ! Vous ne pouviez donc pas dire que vous souhaitiez gagner les législatives pour être le chef de l’opposition car même si vous êtes dans l’opposition présidentielle, vous êtes aussi dans la majorité parlementaire ! C’est ce parti qui gouverne et c’est son programme qui s’applique !
Attention aussi à ne pas être totalement irréaliste et vouloir, dès que vous aurez la majorité parlementaire mettre en jeu la responsabilité du Chef de l’Etat en vertu des nouvelles dispositions de l’art. 68 C pour destituer SR et prendre sa place ! Ce ne sera pas aussi simple ! J’en passe et de plus culottées encore !

Bilan
Sur les 215 copies corrigées
- 144 (!) ne prennent aucune position sur les élections législatives certaines ne mentionnant même pas la question ou l’existence de cette échéance ! C’est dire l’étendue du « marais » et de mon désappointement !
- 38 défendent une cohabitation dont certains avec courage et une certaine conviction ;
- 28 défendent une opposition forte, une majorité estimant que la cohabitation est contraire à l’esprit de la V° République ;
- 5 présentent les deux hypothèses, parfois fort astucieusement.

Respectant, à regret, mes engagements, les notes se répartissent de la manière suivante, sachant que les copies moyennes ont bénéficié de la médiocrité ambiante :

10 : 43
11 : 40
12 : 71
13 : 25
14 : 20
15 : 5
16 : 6
17 : 5

Commentaires

Il faudra que vous nous fassiez un billet un jour pour nous expliquer les grilles de notation : j'avais déjà eu l'occasion de m'en étonner en commentaires à l'un de vos précédents post, je ne comprends pas le décalage extravagant entravagants entre vos appréciations ("la médiocrité ambiante") et les notes (de 10 à 17 !!!).

- Quel sens ont-elles encore ?

Ecrit par : Sirey | 27.05.2007

Disons qu'il s'agissait d'une expérience pédagogique qui l'an dernier avait donné d'excllents résultats mais qui n'a pas fonctionné cette année ...
Elle ne sera donc pas reconduite !

Ecrit par : ckelk12bi1 | 27.05.2007

Ne soyez pas forcément trop déçu par le succès limité de l'expérience. De ce que j'ai pu observer, c'est plus le manque de sérieux d'une promotion qui est à mettre en cause plutôt que les qualités du dispositif que vous avez tenté de mettre en place.
Pour ma part, je pense que vous pourriez adapter le système en précisant que vous mettez dix minimum à tous ceux dont le travail en est vraiment un. Et par la même sanctionner de la note méritée ce qui est tout simplement du foutage de gueule (pardonnez moi l'expression).

Ecrit par : Flambeur | 28.05.2007

Même si l'expérience n'a pas fonctionné, je vous conseille de conserver les types de vos sujets originaux qui permettent un réflexion plus libre et une approche originale du Droit Constitutionnel.
Merci

Ecrit par : 1ère année | 29.05.2007

je trouve scandaleux que des élèves de première année sans expérience de la vie politique se permettent de critiquer un prof avec autant d'arrogance.
Pour des futurs Hommes de politique, c'est tout simplement lamentable et déplacé.
Il arrive un jour où il faut accepter sa défaite et son manque de travail.
La remise en question des "futurs Grands de ce monde" serait-elle mis à mal par un manque sérieux de caractère???
"apprenez que tous flatteurs vit au dépend de celui qui l'écoute" >future phrase d'examen????

Ecrit par : tigrou | 29.05.2007

je ne vois pas où est la critique dans ce qui a été dit. Je trouve que ce sont plutot des remarques ou des réactions.
Permettez moi de vous dire que votre remarque est quelque peu excessive!

Ecrit par : titi | 29.05.2007

Pour expliquer le niveau des notes (> 10), peut-être faudrait-il évoquer les contraintes extérieures, notamment la possibilité plus que limitée de faire redoubler des élèves, en raison de contraintes financières et matérielles ?

Ecrit par : Édouard | 03.06.2007

Je ne sais pas où est passé la critique de @titi donc je n'ai aucune idée. Quant aux raisons financières et matérielles elles n'existent pas ; je ne mange pas de ce pain là.
J'ai tenté une expérience pédagogique qui a bien marché l'an dernier. Manifestement les étudiants de cette année ont préféré faire autre chose.
C'est de ma faute ; on ne m'y prendra plus.
Je vais donc revenir aux bons vieux sujets de cours pour lesquels il faut apprendre par coeur, avoir lu un livre de la première à la dernière page et qui permettent de mettre de mauvaises notes (voire des notes éliminatoires) aux étudiants qui ne viennent pas aux cours ; et cela ira plus vite à coriger !
Dommage.
Je pensais que les paliens étaient "adultes", qu'ils travaillaient pour eux et pour leur avenir, qu'ils préfèraient réfléchir plutôt que de réciter ; ce n'est apparemment pas le cas.
Dont acte !

Ecrit par : ckelk12bi1 | 05.06.2007

Je comprends votre réaction, mais c'est dommage car cela va sanctionner les prochaines promotions...Si les paliens n'ont pas fonctionner en adulte cette année, c'est parce qu'on leur à trop fait croire quand ils sont arrivés qu'ils étaient dans un cursus où on va les prendre par la main et leur dire tout ce qu'il doivent faire. Le résultat étant qu'ils sont partis du principe que ce qui n'était pas obligatoire n'était pas nécessaire. A mon sens, il faudrait plus leur faire comprendre que le Lycée est terminé et que dorénavant ils bossent pour arriver à avoir assez de compétence pour trouver un emploi. Il pourrait semnler que c'est évident dès lors que l'on rentre dans les études supérieures, mais ce n'est pmalheureusement pas le cas...

Ecrit par : Flambeur | 06.06.2007

apprendre par coeur correctement tel est donc la seule capacité de l'étudiant moderne (dont je suis). Tout au long de mon cursus (je ne suis pas un "palien") j'aurais révé de n'avoir que des exercices de réflexion, ma moyenne en question de cours devant s'élever approximativement à 7 (et je suis gentil avec moi même).
Apprendre par coeur tout le monde sait faire, réfléchir c'est plus compliqué...c'est sans doute cela qui leur a fait peur!!!!

ps: pour rétablir la vérité il y a de forte chance pour que j ai fait parti des 144 copies.

ps:tigrou tu t'emballes un peu sur les futurs grands de ce monde.

ps: bonne à tous (étudiants et professeurs) pour la suite des examens.

Ecrit par : vincent | 07.06.2007

Monsieur Lascombe,
Je prend le débat en cours. Je voudrais savoir quel est le prinicpe de l'expérience tentée depuis l'an dernier?
Est-ce mettre 10 à tout le monde comme note plancher?
J'avoue être surpris par cette expérience.

Dans la faculté où j'enseigne, les résultats de première année ne sont guère probants, au moins en droit consitutionnel. Le sujet proposé, sur deux possibles, qui a été favorisé proposait de s'interroger sur "le Président de la République est comme Dieu sur terre (dixit un journaliste de la RTBF), pensez vous que cela rende compte de la réalité insitutionelle?"
Toutes les copies, au moins la plus grande majorité, montrent un certain travail du cours mais, et c'est là que c'est décevant, ne traduisent aucune réflexion sur le sujet. Et je rois que le mal vient de là... Les a priori sur les études juridiques "obstruent" le cerveau de nos étudiants qui, apprennent... mais ne comprennent pas toujours et surtout ne prennent pas le temps de reflechir...
Alors si voutre expérience est interessante, j'aimerai que vous me l'expliquiez mieux, car nous avons 8/20 de moyenne et 58 copies au dessus de la moyenne sur un total de 263 (pour notre seule division)...
J'en finirai par une petite phrase lue au détour d'une copie scandaeusement laborieuse... "il nous faudrait réssuciter Mesrine!!!!!!" Affligeant...
Merci d'avance de vos éclairages.

Herman

Ecrit par : Herman Hesse | 10.06.2007

M. Lascombe, deux pistes pour les futurs examens :

1. Donner le sujet à l'avance mais noter durement (y compris en dessous de la moyenne).

2. Ne plus donner les sujets à l'avance mais noter avec plus d'indulgence, de façon à promouvoir une réflexion originale lors de l'examen.

Ecrit par : Édouard | 10.06.2007

@Herman Hesse : Cela fait deux ans que je suis les cours de M. Lascombe.

Au premier semestre l'année dernière, il ne nous avait pas donné le sujet à l'avance mais il nous avait présenté dans les grandes lignes en quoi consisterait l'examen. Vous pouvez trouver la correction de ce sujet sur le site de M. Lascombe.
Au second semestre l'année dernière, il nous avait donné le sujet, "Faut-il réviser ou réécrire la Constitution (en ce qui concerne les pouvoirs législatif, exécutif et les relations entre eux) ?", au début du semestre. Vous trouverez, je crois, la correction sur ce blog.

Cette année, M. Lascombe nous a donné les deux sujets au premier cours. Au premier semestre, c'était "Le chef de l'Etat en France depuis 1789" (la correction est sur le blog). Pour le second semestre, vous avez pu lire le commentaire ci-dessus.

10 est effectivement la note plancher et tous les documents sont autorisés pendant les épreuves.

J'espère avoir répondu à vos attentes.

J.G.

Ecrit par : J.G. | 11.06.2007

Maîtres de conférences, le ton monte ... Faites circuler
http://mcf01.wordpress.com/2007/06/11/la-tension-monte/

(désolé pour le "spam", la cause en vaut la peine)

Ecrit par : vero | 11.06.2007

Je confirme le mécanisme décrit par @J.G. sous la réserve que je souhaitai que les étudiants travaillent chez eux et me produisent donc quelque chose (d'ailleurs rédigé chez eux aussi) qui soit le fruit de leurs réflexions alimentées par des lectures et des recherches (estimation de 20 à 25 h de travail personnel par devoir). Aussi avais-je promis dès lors que je pensais que ce travail serait important :
1. de ne pas mettre de note en dessous de 10 (il faut 10 dans cette matière sinon, quelque soit les notes par ailleurs l'étudiant n'a pas son année : à l'IEP il n'y a pas de moyenne générale)
2. de noter entre 10 et 20 (et non entre 5 et 15 comme cela se pratique souvent) ... en espérant que je pourrais mettre des 20 (j’en ai mis)
L'an dernier, j'ai eu d' excellentes copies qui manifestement avaient réfléchis à la question posée.
Cette année rien.
Alors on va en revenir aux principes classiques du bachotage ... car il me parait difficile d’exiger un travail approfondi si cela conduit à recaler les étudiants. Donner un sujet difficile qui demande plusieurs heures de travail et de recherche personnelle avec le risque de n’aboutir à rien ne me parait pas honnête. J’en reviendrais donc au sujet « de cours » que les étudiants aiment tant apparemment : « Les pouvoirs contresignés du Président de la République » par exemple..
Je pensais que les étudiants paliens travaillaient pour eux et non pour la note ; j’avais donc « supprimé la note » ; j’ai eu tort ; je le confesse.
Précision pour @Herman Hesse : notre situation n’a rien à voir avec un amphi de première année de fac dès lors que nous pratiquons une sélection à l’entrée par un concours très difficile. On est donc en droit de supposer que les étudiants sont bons et qu’ils ont envie de travailler … ! J’ai bien dis « supposer ».

Ecrit par : ckelk12bi1 | 21.06.2007