15.04.2007
présidentielle - 7 - résumé du jour
- F. Bayrou et D. Voynet ont fait campagne à la cité des 4.000 de La Courneuve. Ils sont les seuls à avoir répondu à l'appel de ‘SOS racisme’ de cette citée et ont débattu tour à tour avec une centaine de personnes installées au soleil sur une pelouse. Les habitants ont du mal à ne pas oublier les déclarations de N. Sarkozy : « Nous, on ne peut supporter le communautarisme que Sarkozy est en train d'installer ici depuis des années ». « Il y a des jeunes qui ne veulent pas le voir ici. Et quand vous vivez ici, quand vous ne travaillez pas, quand vous avez été exclu de l'école à 14 ans, vous savez, vous n'avez pas grand chose à perdre ». « Les politiques qui disent qu'il faut nettoyer au Kärcher, c'est pas la France, c'est l'Amérique. Les immigrés ne veulent pas la guerre mais vivre libre et fiers. C'est pas des terroristes, c'est pas Al Qaïda, comme dit M. Sarkozy ». F.B. répond : « Un pays est profondément malade lorsque certains de ceux qui y vivent ont l'impression d'être les ennemis des autres. … Si le président de la République ne fait pas le travail de faire monter la compréhension entre les gens, le pays ira très mal ». D.V. répond en signalant le passage de N.S. à Meaux : « Il y a deux types de candidats : ceux qui franchissent le périphérique entourés d'une horde de policiers pour se rendre dans des événements organisés par leur équipe de façon extrêmement soigneuse et bien bordée, et il y a ceux qui prennent le métro, qui vont dans les petits commerces des quartiers et discutent avec les habitants tous les jours ».
- Comme en écho, faible mais net aux propos de M. Rocard, D. Strauss-Kahn déclare : « Entre les deux tours, les choses se redistribuent, il faudra faire ce front contre Nicolas Sarkozy. (...) Nicolas Sarkozy, la droite, contre Ségolène Royal, la gauche. Alors il faudra que François Bayrou et les électeurs de François Bayrou fassent leurs choix, et s'ils sont cohérents avec eux-même, s'ils rejettent la politique de Nicolas Sarkozy, alors ils seront très nombreux à venir voter pour Ségolène Royal ». C’est donc simplement une question de tempo : « Chaque chose en son temps. D'abord le premier tour. … Le problème (n’est) pas aujourd'hui de constituer un front anti-Sarkozy . … La question au 2e tour, quand il rassemblera, je pense, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sera alors de rassembler tout le monde dans le pacte présidentiel pour lutter contre Nicolas Sarkozy, mais c'est une étape qui viendra après le 22 avril ».
- J. Bové indique « On accumule de plus en plus de déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, l'inné et l'eugénisme. Cela montre que les barrières éclatent de plus en plus entre l'UMP et le Front national. … Cela montre que Sarkozy est un homme dangereux ».
Pourtant J.B. rappelle qu'il est « depuis longtemps pour la proportionnelle intégrale doublée d'un non cumul des mandats (malgré les) risques de voir l'extrême droite et le FN à l'assemblée ». … Je préfère voir les fachos à l'assemblée qu'avec des scores forts à l'extérieur ». Il ajoute : « Au deuxième tour, on éliminera Sarkozy ».
- M.-G. Buffet indique que « voter utile, c'est voter pour une candidature qui résolve les problèmes. … On parle maintenant même, avec Michel Rocard, d'alliances entre François Bayrou et Ségolène Royal, de contacts entre Le Pen et Sarkozy, on dit aux électeurs ‘prenez le moins pire pour éliminer le plus pire’, moi j'ai envie de leur dire ‘votez pour vous, pour une gauche qui réponde à vos problèmes’. … Ne tombons pas dans ces pièges. Si on veut battre Sarko-Le Pen durablement, il ne faut pas une gauche qui lorgne au centre, qui s'allie à la droite, même si elle s'appelle centre, parce que les gouvernements ni gauche ni droite, on les connaît, ils mènent une politique de droite ». Sur la proposition de B. Hortefeux, elle indique : « Cela figure dans notre programme, une assemblée nationale élue à la proportionnelle et à parité ».
- Nicolas Sarkozy rassemble à son QG de campagne une soixantaine de sportifs et anciens sportifs de haut niveau(Bernard Laporte, David Ginola, Basile Boli, Jean-Claude Bouttier, Philippe Candeloro, Nathalie Tauziat, Henri Leconte, Patrice Martin, etc.). il rappelle ses objectif en faveur du sport : « Je ne veux pas simplement qu'on se passionne pour le sport quand il y a une Coupe du monde, qu'elle soit de football ou de rugby, quand on a un championnat du monde d'athlétisme ou quand on a un boxeur qui fait des exploits, … je veux rendre sa place au sport dans notre société, du 1er janvier au 31 décembre ». Pour cela N.S. souhaite augmenter les coefficients des épreuves de sport dans les examens et rendre obligatoire ces épreuves dans les concours d'entrée dans les grandes écoles. Il indique : « Je souhaite que les dirigeants des fédérations puissent être rémunérés pour le travail qu'ils font. … Je veux que chaque fédération, dans chaque sport, puisse se donner, pour les diriger, les meilleurs », et que les étudiants engagés dans un club bénéficient de « 10% de points en plus au moment des examens ». N.S. indique qu’il n’y aura bien qu’un seul ministère du sport et de la santé mais « Il y aura un délégué au sport, il y aura un délégué à la santé. Mais je veux les mettre dans un pôle politique où les arbitrages seront rendus par une personnalité politique de premier plan ». Le nombre des « membres du Gouvernement est en train d’exploser ! Enfin sur les questions d’argent il dit : « Que des champions qui nous font rêver gagnent de l'argent, c'est normal. Je ne souhaite pas revenir à une époque où tous les sports étaient pauvres. .. Mais je veux que la France puisse lutter à armes égales. ».
- François Bayrou plaisante : « Ce matin, j'étais à la Cité des 4.000 à la Courneuve, j'étais seul, a déclaré le candidat de l'UDF lors d'une rencontre avec des militants de son parti à La Rochelle. Hier, Nicolas Sarkozy était à Meaux, la ville de son ami Jean-François Copé, pour une réunion de 100 personnes dans une salle fermée, et il y avait 326 policiers et CRS. … Quand on en est là, (...) je ne sais pas si on se rend compte de ce que ça veut dire de l'état réel du pays après cinq années de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Où cela va-t-il nous mener ? » Puis revenant sur la prise de position de M. Rocard, il indique : « Si je gagne l'élection présidentielle, il y a désormais une majorité disponible, vous avez vu ce que Michel Rocard a dit. Il y a, à droite aussi, des gens qui pensent exactement la même chose, qui s'inquiètent d'un certain nombre d'évolutions, qui sont celles de Nicolas Sarkozy en ce moment ».
02:10 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Buffet, présidentielle, Bové, Voynet, DSK




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