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04.03.2007

présidentielle - 49 - résumé du jour

Vol, piratage et autres ...

- Airbus s’invite dans la campagne au grand regret de PDG. Il faut dire que annoncer des ‎licenciements dans une entreprise en grande partie à capitaux public au beau milieu de la ‎campagne est une véritable aubaine. Tous les candidats s’engouffrent dans le brèche. N. ‎Sarkozy et F. Bayrou voient les représentants syndicaux de l’entreprise lundi. Mais S. Royal, ‎profitant d’un meeting dans la région (Pau) a rencontré l’intersyndicale d’Airbus, prenant ses ‎adversaires de vitesse. Pendant qu’ils vont eux rencontrer les syndicats, S.R. sera en ‎Allemagne et évoquera le dossier avec A. Merkell. Bref, elle a sur ce dossier une petite ‎avance et ne manquera pas d’en profiter pour montrer l’intérêt qu’elle porte à la question de ‎l’emploi. Car, par delà les seuls problème de l’aéronautique et de la gouvernance d’une ‎entreprise multinationale principalement publique, c’est toute la question du chômage qui se ‎replace au centre des préoccupations des candidats. S.R. porpose que les régions intéressées ‎entrent au capital de l’ « avioneur » comme le font les länder allemands ; elle propose donc ne ‎augmentation du capital public dans l’entreprise. Beau sujet d’étude de la structure juridique ‎de l’entreprise. Elle annonce également : « Si je suis élue, après un moratoire sur Power 8, l'Etat ‎interviendra pour recapitaliser et redéfinir le pilotage industriel en veillant à maintenir le tissu des PME ‎sous-traitantes qui seront les grandes victimes de Power 8 » et précise « C'est la suite de mauvaises ‎décisions et d'un management défaillant de la part des dirigeants et du gouvernement qui n'a pas tenu ‎son rang d'Etat actionnaire ». Elle conteste que les des dirigeants d'entreprises « gagnent autant d'argent ou puissent ‎partir avec des parachutes dorés, des sommes insultantes pour les salariés ». « Nous avons affirmé que les licenciements financiers ne ‎sont pas une fatalité, nous avons affirmé que la politique avait un rôle à jouer » ajoute-t-elle. « En voilà assez de ces fatalités, de ces ‎aquoibonismes » néologisme du à S. Gainsbourg. Elle appelle à des « réformes en profondeur »‎

- Les français, nous dit-on, sont atteints d’une maladie assez rare et pratiquement incurable, la ‎‎« sondagite ». Il semble que la presse française qui ne peut évidemment être que le reflet de ‎ses lecteurs soit elle-même en proie au même mal mais dans sa forme aigue. Ipsos met en ‎place avec le point, un mécanisme de sondage en temps réel. Nous aurons donc un sondage ‎quotidien comme si cela pouvait avoir un intérêt autre que celui de faire vendre du papier. ‎Encore que l’on ne comprenne pas bien pourquoi un hebdomadaire a besoin de sondages ‎quotidiens. Mais soyons honnête c’est aussi SFR qui commandite ses sondages et là on ‎comprend mieux l’intérêt. Il ne s’agit plus de faire vendre du papier mais des communications ‎téléphoniques. Bref, faut-il ne nous entrions dans le jeu et que nous indiquions ses sondages ‎sur notre tableau en plus des autres. Non, nous les relaterons ici mais nous ne dépasserons pas ‎la limite de deux sondages par semaine et par institut. Pourquoi ? Parce que c’est trop de ‎boulot pour mettre à jour le site et faire un commentaire. C’est dit !‎

- Reste donc les « résultats du jour » : à 0,5 % près dans un sens ou dans l’autre, rien ne change. ‎Seul F.B. augmente de 1 %. Dès lors je crois disposer d’une autre raison pour appliquer la ‎limite que je me suis fixée dans le paragraphe précédent.‎

- J. Bové critique la gestion des banlieues par tous les ministres de l’Intérieur et leur politique ‎de répression. « L'avenir de ces quartiers passe d'abord par le logement et l'emploi » nous ‎indique le leader altermondialiste, pardon l’un des leaders … Et en faisant ou en réhabilitant ‎des logements sociaux avec une bonne isolation et des doubles vitrages, on fais des économie ‎d’énergie qui génèrent des emplois et on permet au famille d’économiser 20 % de leur revenu ‎‎… Bref il fallait y penser ! Pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ?‎

- Le salon de l’agriculture ouvre ses portes. J. Chirac l’a inauguré et ce peut-être pour la ‎première fois en tant que Président de la République. Une page se tourne ? Les paysans ‎s’inquiètent. Le prochain président n’aura certainement pas la même fibre agricole que ‎l’actuel, si souvent caricaturé, la main sur le cul des vaches. Mais il me semblait qu’il ‎y avait parmi les candidats un agriculteur et un candidat qui se revendiquant de la ruralité. Le ‎salon aurait-il déjà fait son choix ? Il semble bien selon un … sondage Ifop : Selon l'enquête, ‎‎32% des agriculteurs jugent que Nicolas Sarkozy (UMP) est le candidat dont ils "se sentent le ‎plus proche", alors que 26% citent François Bayrou (UDF), 13% Jean-Marie Le Pen (FN) et ‎seulement 10% Ségolène Royal (PS). Il n’en reste pas moins que le défilé au « salon » sera ‎sans doute assez impressionnant ! Y parlera-t-on de la tenue de S.R. ? Je prendrais bien le pari ‎que oui (tailleur, jupette et escarpins feront les choux gras des médias) Y parlera-t-on de la ‎tenue de N.S. ? Je prendrais bien le pari que non (costume sombre, cravate ‘à pois ?’ et ‎chaussures à lacets ne feront pas de foin dans les journaux). Pourquoi ?‎

- N.S. aura-t-il le même sens du relationnel que son illustre prédécesseur à la tête du parti ‎gaulliste ? Il est vrai que réussir aussi bien que J. Chirac, ancien ministre de l’agriculture sera ‎difficile. Surtout qu’en plus, on le sais, le candidat de l’UMP ne boit as de vin ni d’alcool. Il a ‎sacrifié déjà un peu de ces principes sur l’autel d’un Sancerre (ce qui n’est pas un mauvais ‎choix) mais cela sera sûrement insuffisant au Salon. Il va falloir faire un peu plus ripaille que ‎cela pour gagner les voix des nos paysans. Même S.R. va devoir montrer son savoir faire : on ‎se souvient d’elle un agneau dans les bras le jour de l’intronisation de N.S Porte de Versailles. ‎Fera-t-elle mieux ? Ce Salon nous réserve sans doute des photos qui feront date.‎

- La guerre des signatures continue ! J.-M. Le Pen continue de proclamer qu’il n’a pas ses ‎signature et d’accuser P. de Villiers qui ferait tout pour l’empêcher de les obtenir et réussirait ‎même par des manœuvres à dissuader des maires d’honorer leurs promesses à l’égard du F.N. ‎dont le système informatique aurait été piraté : « La police est sur les dents. J'espère qu'elle va ‎démasquer les auteurs de l'ensemble des manoeuvres qui ont tenté de me priver des signatures ‎nécessaires » ajoute J.M.L.P. Bref le feuilleton des signatures tourne à la barbouzerie !‎

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