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31.01.2007

présidentielle - 81 : résumé du jour

Décidément on en sort pas.
- Et revoilà la question du cumul de N. Sarkozy. Le PS par la voix du président du groupe socialiste à l’AN en appel au Président de la République et au Premier ministre voire au Conseil constitutionnel. Qu’y peuvent-ils ? Le président peut certes, sur proposition du Premier ministre révoquer le ministre de l’Intérieur. Peut-être n’est-ce pas l’envie qui en manque mais est-ce réaliste ? Quant au Conseil constitutionnel il n’y peut rien. Donc, temps que N.S. ne voudra pas quitter ce poste il y restera. Et comme nous l’avons déjà dit, il ne peut pas le quitter sous la pression car ce serait un aveu soit du fait qu’effectivement il utilise le poste pour les besoins de sa campagne soit un aveu de faiblesse. Il restera donc, aussi longtemps que cela est nécessaire t pourquoi pas jusqu’à la fin. En tous les cas, il semble peu probable qu’il démissionne à la fin de la session parlementaire comme il en avait été question. La situation n’est pas nouvelle. Rappelons que d’autres ont été ministre et candidat (V. Giscard d’Estaing) voire même premier ministre (L. Jospin). Or nul ne peu contester que ce que veut un premier ministre, son ministre de l’intérieur le fait. On rappellera encore qu’en 1974 c’est J. Chirac qui été ministre de l’Intérieur et qu’il soutenait V.G.E. tandis que son parti avait un autre champion, J. Chaban-Delmas. Mais la question est-elle là ? Peut-on vraiment dans notre pays, manipuler une élection de cette importance depuis le ministère de l’Intérieur ? C’est certes le ministère qui organise les élections et qui dispose des principales sources de renseignements de l’Etat. Mais il ne fait pas de doute non plus que, si le « Canard enchainé » est informé de certaines manipulations, l’actuelle opposition l’est aussi. Notre démocratie me semble plus solide que ne le laisse supposer ces rumeur de possibles manipulations, surtout depuis qu’il y a une alternance régulière à la tête de l’Etat. En tous les cas le risque est toujours, dans les pays où la presse est libre, que la manipulation soit révélée et qu’elle se retourne contre son initiateur.

- Pour l’instant, dans les deux camps, les pires attaques viennent de l’intérieur. D. de Villepin ne facilite pas la tâche de N.S. en disant qu’il ne croie pas à l’intérêt de la généralisation du CNE. Plus drôle, il estime qu’il serait préférable avant de le faire éventuellement d’ouvrir un large dialogue social. ! D. de V. en profite pour faire l’apologie de son bilan : « Les choses vont mieux » a-t-il affirmé « et les Français veulent savoir comment elles pourront aller encore mieux, c'est la vraie question de la campagne ». Au même moment l’UE donne un satisfecit à la France pour le redressement de ses finances publiques et surtout de son déficit budgétaire passé en dessous de la barre « européennement » fixée de 3 % (2,6 %) du PIB Quid du soutien de D. de V. ? Pour l’instant rien. Il n’empêche que le Premier ministre, par son silence prudent semble encore hésiter à s’engager au côté de son ministre de l’Intérieur. Quant à J. Chirac, il semble avoir interdit à M. Alliot-Marie d’accompagner N.S. en Grande-Bretagne. Rumeur, off de campagne ? En tous les cas maintenant pour le savoir il ne sera plus possible de se référer au blog de L. Bazin, journaliste à ITélé. Domage car ce n'était ni méchant ni partisan, juste un peu caustique mais surtout drôle.

- Depuis quelques jours, le danger semble, pour N.S., changer de nature. Certes, F. Copé, qui soutient N.S. affirme que l’envolée de F. Bayrou dans les sondages (de demain mais ils semblent déjà être éventés) et corrélative à la baisse de S. Royal et que donc, F..B. prend des voix à gauche et pas à droite, les attaques contre F.B. redouble comme s’il été devenu l’homme à abattre. Il ne serait pas du centre mais de droite. Dès lors on ne comprend pas bien le raisonnement. S’il est de droite comment peut-il prendre des voix à gauche et s’il prend des voix à gauche ne faut-il pas clamer haut et fort qu’il est de gauche pour lui retirer l’électorat du centre ? Bref la politique continue dans ce cas d’être mystérieusement mystérieuse. En tous les cas, plus le spectre de la présence de JM. Le Pen au second trou s’éloigne, plus les électeurs devraient retrouver leurs envie de ne pas voter « utile » c’est-à-dire pour S.R et N.S. Le danger n’est-il pas là ? Car parmi les candidats en question il y a non seulement F.B. mais aussi J.M.L.P. Il n’est donc pas impossible que le jeu de yoyo se poursuive ; la palce de troisième est donc toujours convoitée ... A l’inverse, si F.B. devait s’enraciner comme le troisième homme il deviendra nécessairement le lieu de convergence des attaques mais aussi, à la fin, des convoitises pour le second tour. Et l’on dit qu’il ne faut pas tenir compte des sondages !

- Ce sont ces mêmes sondages qui devraient conduire J. Bové à ce décider. Pour l’instant, il ne semble pas que sa candidature trouve un large écho. Mieux un large majorité souhaite qu’il ne se présente pas. Le suspens, on nous l’assure devrai prendre fin dans quelques jours a moins que la décision ne soit reportée à d’autres sondages.

30.01.2007

présidentielle - 82 : résumé du jour

La campagne semble comme suspendue.
- S. Royal est revenue des Antilles. Sans doute du fait de ce voyage et du calme relatif de ce week-end, il n’y a eu de réaction à ce voyage que dans la mesure où la candidate aurait prononcé en créole des mots (nou ké cassé ça) inadmissibles. L’UMP l’accuse d’avoir dit qu’elle voulait tout casser y compris la République » alors que son entourage assure que la formule utilisée veut dire, qu’elle souhaite « tout changer ». Décidément tous les prétextes sont bons pour montrer que S.R. accumule les bourdes. N’est-ce pas un peu facile et surtout contre productif ? Qui viendra faire une exégèse des paroles que N. Sarkozy prononcera en créole, qu’il parlera, lui aussi, à n’en point douter. Bref à trop tirer sur la corde elle risque de casser et de se retourner comme un boomerang contre celui qui l’a tendue. Il ne serait pas étonnant que les français finissent par ce lasser de ce petit jeu. On renverra au sketch des « guignols » (mercredi 24 janv.) sur le café de Colombie et les roses blanches !
- Pendant ce temps N.S. part en Grande-Bretagne. Sa connaissance de l’anglais va-t-elle être comparée à la maîtrise du créole par S.R. ? Il faut noter qu'il reçoit le soutien de A. Glucksman (« La cuisinière et le mangeur d’hommes » 1975), position que chaque français attendait avec impatience pour savoir comment il orientera son vote. Le philosophe traditionnellement « de gauche » selon lui-même, indique que sa « décision faite de douleurs anciennes et de perspectives nouvelles est réfléchie ». Ouf ! Bref, N.S. reçoit un soutien de poids.
Entre exégèse linguistique et ralliement fondamental, la campagne semble ne rien avoir à nous donner de plus intéressant aujourd’hui.

29.01.2007

présidentielle - Sondages (2)

Mise à jour tenant compte du sondage LH2 pour 20 minutes.

Vous trouverez donc sur le site :
- un tableau reprenant les principaux sondages fait depuis le jour j-100.
- un graphe reprenant la partie simplifiée dudit tableau
- un tableau reprenant les sondages Sofres de 2002
- un comparatif sans valeur aucune mais juste pour s'amuser : 2002/2007
La comparaison des sondages 2002/2007 est faite exclusivement à partir, d'une part des sondages "sofres" 2002 dont les résultats sont rappelés dans le point précédent et d'autre part des sondages TNS sofres 2007. Ceci rassurera l'un(e) de nos lecteurs(trices) dès lors qu'il s'agit bien du même institut et donc, nous l'espérons, des mêmes méthodes. Ceci expliques que les mises-à-jours de ces éléments soient moins fréquents.
Pour les autres sondages il est simple de consulter les sites des différents instituts qui indiquent la technique et le panel utilisé. Nous répétons que nos comparaisons n'ont aucune ambition scientifique. il s'agit de récapituler des informations et de s'amuser avec les sondages dont chacun sait qu'ils n'ont eux-même qu'une valeur relative.

Il est prévu de tenir à jour régulièrement ces données. Je vous tiendrais au courant de ces mises-à-jour au fur et à mesure.

Bon amusement

présidentielle - 83 : résumé du jour

La semaine qui s’achève marque la poursuite de la campagne anti personnelle.
- Nous avions indiqué, la semaine dernière que le silence de N. Sarkozy était assourdissant. Il l’a rompu et entre lui et S. Royal c’est maintenant la période des critiques assassines. Ni l’un ni l’autre ne nomme clairement l’un ou l’autre mais les deux s’invectivent copieusement sur la forme. N.S. fustige la « légèreté » de S.R qui fustige le »système clanique au service d’un candidat ». Mais dans le même temps chacun assure qu’il n’entrera pas dans le petit jeu des critiques personnelles. N.S. indique « si certains veulent tirer la campagne vers le caniveau, je ne les suivrai pas » tandis que S.R. demande « Aidez moi à me soustraire à la médiocrité du débat politique ». Bref on est encore loin du combat programme contre programme, propositions contre propositions. Il faut dire qu’elles ne sont pas encore affirmées ou confirmées pour certaines à tout le moins. Ainsi alors que l’on avait cru comprendre que N.S souhaitait mettre en place un contrat de travail unique sur le modèle du CNE, X. Bertrant, porte parole de N.S. indique que tel ne serait pas le cas. Il faut donc attendre pour connaître exactement le programme de chaque candidat et surtout s’il reprennent ou non et dans quelle mesure le programmes des partis qui les soutiennent.
- Pendant ce temps les autres candidats mènent campagne et en particulier F. Bayrou qui profite de cette cacophonie pour faire entendre sa différence. Depuis qu’il s’en est pris directement à TF1, il apparaît comme le trublion acceptable de cette campagne et permet sans doute à certain de marquer leur rejet de la « politique politicienne » sans les obliger à voter pour les extrêmes. On le voit de plus en plus en « troisième homme » et il faudra sans doute observer si la mayonnaise prend réellement.
Cette montée en puissance de F.B. gène incontestablement N.S. sur sa gauche. Ceci peut peut-être expliquer un discours qui chasse de plus en plus sur le territoire de S.R. Mais peut-il séduire des électeurs du centre gauche sans que ceux-ci passent par la case « B.F. ». Au contraire s’agit-il de ramener vers lui une partie des électeurs du gaullisme populaire qui se seraient égarés dans d’autres votes lors des précédentes consultations ?
- J. Bové voit des « clignotants favorables » à sa candidature. Il ne fait plus guère de doute qu’il se lancera dans la semaine. On verra alors sur quelles terres il chassera. En tous les cas, après avoir invité N. Hulot à ne pas être candidat, D. Voynet n’a de cesse que de refuser d’entrer dans le débat sur l’incidence de la candidature de J.B. sur la sienne. M.-G. Buffet, quant à elle, continue d’appeler au rassemblement des anti libéraux sur son nom sans parvenir à « décoller » pour autant son étiquette PCF. Quant à F. Nihous, on ne sait pas s’il risque de pâtir de la candidature Bové tant il reste bas dans les sondages.
- A. Laguiller qui mène sa troisième campagne présidentielle n’a pas manqué de rappeler que l’extrême gauche avait, en 2002 dépassé les 10 % des voix au premier tour de la présidentielle. Elle compte donc pour cette campagne qui sera la dernière qu’elle mènera rééditer son succès de 5,7 % des suffrages. Dernière campagne donc, la prochaine sera menée par une autre porte-parole de LO, parti qui semble souhaiter en effet présenter encore une femme la prochaine fois. A.L. interrogée sur ce qui la distingue de O. Besancenot n’a pas indiqué les différences exactes qui les séparent mais elle a rappelé que les campagnes unitaires entre LO et la LCR n’avait pas permis de dégager un score plus favorable. Bref, à l’extrême gauche, il vaut mieux être nombreux pour ratisser les voix. Reste que O.B. semble peiner à recueillir les 500 signatures nécessaires et qu’il n’est pas certain que G. Schivardi les obtiennent. A.L. serait-elle alors seule.
Le paysage semble donc se décanter peu à peu. On pourrait bien avoir un vision assez nette des candidatures potentielles dans les prochains jours.

28.01.2007

Le Chef de l'Etat en France depuis 1789

On rappellera tout d’abord les « canons » de la dissertation juridique. Je sais bien qu’ils sont peut-être idiots, inutiles et ringards mais ils sont et à ce titre, pour l’instant, il est préférable de les respecter.
1. Une introduction qui présente la problématique et annonce le plan ;
2. Deux parties divisées chacune en deux sous parties. Entre les parties et les sous parties des « ponts modulants » ou « transitions » pour passer d’un élément à l’autre. Il est possible si nécessaire d’aller plus loin dans les subdivisions mais les deux parties et quatre sous parties sont le minimum ;
3. Titrage des parties et des sous parties (et plus si vous le souhaitez) ;
4. Pas de conclusion (sauf si vous savez en faire une ce qui n’est manifestement pas le cas). En tous les cas elle ne doit pas être un résumé de la dissertation.

S’agissant de l’introduction, elle doit être suffisamment longue pour justifier l’intérêt du sujet, expliquer comment vous l’abordé, expliquer pourquoi certains éléments qui pourraient s’y rapporter ne seront pas traité compte tenu de l’angle sous lequel vous allez traiter le sujet, annoncer la problématique et le plan. L’annonce du plan ne doit indiquer que les deux parties du sujet (les sous parties sont annoncées dans une petite introduction au début de chaque partie). Il en résulte que l’introduction doit être suffisamment étoffée pour contenir tous ces éléments. Il n’est donc pas possible, sur un devoir de 6 pages que l’introduction se limite à 10 ou 20 lignes.

S’agissant du plan. Il doit être cohérent. Il ne faut pas titrer les parties pour le simple plaisir et ensuite y mettre n’importe quoi. C’est du reste la raison essentielle pour laquelle j’exige des titres apparents. Cela doit vous obliger à réfléchir à la cohérence entre le contenu et le titre et dès lors à mieux organiser l’ensemble du devoir. Si vous faites une partie sur le Chef de l’Etat de 1789 à 1870, il ne faut pas y traiter la III° République ! Les titres des parties et sous parties doivent être des titres et non des romans. Un titre de 5 lignes à la Alexandre Dumas n’est pas un titre mais un résumé surtout si il envisage toute les possibilités et permet ensuite de faire une partie fourre tout. Ainsi, le titre suivant « Les chef de l’Etat forts ou faibles selon que le régime lui donne un pouvoir ou un statut plus important que les autres pouvoirs et que le titulaire de la charge a ou non une forte personnalité » ne sert rigoureusement à rien. Il en est de même d’un titre comme celui-ci : « Cohérence ». Les exemples sont tirés de vos devoirs. Le titre doit permettre de dégager clairement ce qui sera traité dans la partie ou la sous partie et donc d’assurance l’unité de celle-ci. Il doit par ailleurs guider le lecteur tout au long du fil du devoir et donc assurer la suite des idées traitées.

On appellera ensuite au respect des consignes. Si il est demandé que le devoir ne fasse pas plus de 6 pages, il ne faut pas dépasser cette limite. C’est un des éléments de l’exercice et non simplement un caprice d’enseignant. Le délayage n’est pas un bonne chose. Si vous avez compris le sujet et travailler un tant soit peu la question, il vous est possible de la présenter en 6 pages. Vous devez penser que, dans la vie professionnelle, personne ne lit plus des « romans-fleuves » ; les notes de services doivent être courtes et claires ; les fiches analytiques doivent être aussi synthétiques. Bref la quantité n’est pas synonyme de qualité. Ceci est d’autant plus vrai concernant nos exercices que vous avez largement le temps pour préparer le devoir. Certes si vous ne préparez rien … !

On rappellera enfin, pour la bonne forme car, on se fait peu d’illusion sur ce dernier point, qu’il est souhaitable que les devoirs soit bien écrits et donc lisibles ! merci d’éviter les hiéroglyphes et autres pattes de mouches qui nécessitent une loupe voire un microscope ou qui oblige à jouer les « Champollion ». Encore un petit mot pour dire que certaine majuscules ont parfois un intérêt : « République » par exemple mais d’autres mots aussi, reportez vous aux constitutions pour les connaître.

Sur le fond. Nous bâtirons ensemble un corrigé samedi 3 février 2007 !
Mais disons d’ores et déjà que devaient être bannis les plans chronologiques ou presque chronologiques, c’est-à-dire, chronologiques dans chaque partie. Si le sujet vous avait été donné suffisamment tôt pour que vous puissiez le préparer ce n’était pas pour raconter l’histoire des régimes politiques depuis 1789 en les prenant l’un après l’autre. Pour cela il n’y avait pas besoin de préparer. Il faut ensuite bannir les plans « historiques ». Il s’agissait de faire un devoir de droit et non un devoir d’histoire. La question du Chef de l’Etat ne se résume donc pas à une appellation pour la succession des personnages dans le temps. Le juristes ne peu pas se contenter, là encore, d’une étude des différentes phases de l’histoire même si vous les regroupez en rompant la chronologie (les monarchies, les empires, les républiques).
Par ailleurs, le droit n’est pas une matière faite avec des approximations. Parler de chefs de l’Etat « forts » ou « faibles » ou autres adjectifs de la sorte n’a aucun sens juridique. D’autres part peut-on traiter un même régime de la même manière tout au long de son histoire ? Le Président de la V° République est-il toujours aussi « forts » selon qu’il dispose ou non d’une majorité parlementaire ?
Il faut encore veiller à ne pas utiliser un vocabulaire inexact. Dire que sous Louis XVIII et Louis-Philippe nous étions en monarchie absolue est inexact. L’absolutisme a une définition et elle ne correspond pas à ces règnes. Il en va de même des deux empires. Parler à leur sujet de régimes « despotiques » ne répond certainement pas à la réalité de toute la période en particulier à l’Empire libéral. Il faut encore éviter les raccourcis saisissant. Traiter sur le même plan en estimant que les Chefs d’Etat de ces régimes avaient les mêmes caractéristiques des périodes aussi différente que les chartes, les empires et Vichy est une erreur. Quant à l’expression « despote sanguinaire » il serait bon de la justifier (si vous y parvenez) surtout lorsque vous l’appliquez à Louis XVI ou Napoléon III !
Enfin, je voudrais terminer en rappelant que l’hérédité monarchique n’est pas nécessairement antinomique de démocratie : nos voisins belges, luxembourgeois et espagnols et, plus loin, anglais, néerlandais, danois et suédois ne vivent pas dans des régimes dictatoriaux.

Alors que faire ? Simplement se poser la question suivante : pourquoi ce sujet nous est-il posé ? Quel est son intérêt ? Si vous aviez simplement fait cet effort de réflexion vous auriez pu peut-être trouver un élément vous incitant à rechercher un plan répondant à cette question. Chercher un problématique c’est ce qui vous était demandé. Pour ma part, je ne l’ai pratiquement jamais trouvée dans les copies.

Résultats

Note : nombre de copies

10 : 6
11 : 19
12 : 51
13 : 45
14 : 34
15 : 29
16 : 17
17 : 5
18 : 5
19 : 2
20 : 1

Les copies seront déposées au secrétariat le lundi 29 à 14h. Elles seront consultables à compter du 12 mars. bientôt

présidentielle - 84 - résumé du jour

Un samedi un peu plus calme.
Les débats sur la Corse semblent devoir se calmer. En revanche, la question de l’utilisation des RG reste sur le devant de la scène. C. Guéant, directeur de campagne de N. Sarkozy, affirme que la fiche de B. Rebelle n’a pas été utilisée. Le simple fait que N.S. soit obligé de se défendre sur ce point est en soi le révélateur d’une mauvaise tactique : être resté Place Beauvau. Il est maintenant trop tard pour en partir car cela reviendrait à un aveu et une faiblesse. Il faudra donc que N.S. continue de gérer les attaques sur sa double casquette.
Arrivée au Lamentin, en Martinique, S. Royal commence une attaque en règle contre les propositions sociales et économique de N.S. On l’a rarement vue aussi offensive. Que ce soit à la Guadeloupe ou à la Martinique, c’est durant des meetings que S.R. s’est exprimés et sa parole a été relayée par les médias. La démocratie participative a ses limites ; sa difficile visibilité médiatique, so illisibilité au journal de 20 heures.

27.01.2007

Dette publique : la France est-elle vraiment en faillite ?

La dette publique est, depuis quelques jours, au centre du débat présidentiel. Il convient de rappeler un certain nombre de choses qui sont généralement oubliées lorsqu’on étudie la question de la dette de l’Etat ou plus largement des finances de l’Etat.
Pour ne pas entrer ici dans des considérations trop techniques qui n’intéressent pas le lecteur, nous nous contenterons de quelques évidences trop souvent oubliées.

Il est faux de dire que l’argent de l’état doit être géré comme la ménagère gère l’argent du ménage. Jamais une ménagère n’a à gérer plusieurs centaines de milliards d’euros. Et la gestion d’une telle masse d’argent ne peut évidemment pas se mener comme celle d’un porte monnaie. L’unité de grandeur des sommes en jeu est totalement différente. Il est vrai que si une ménagère géré son portefeuille comme le fait l’Etat elle serait vite appelée par son banquier inquiet. S’il ne faut pas que les particuliers prennent exemple sur l’Etat, il n’est pas nécessaire pour autant que l’Etat soit géré comme un particulier gère son patrimoine et ses revenus. L’Etat présente en effet une différence essentiel avec les particulier ou les entreprises : il ne meurt ou ne disparaît jamais et donc sa dette ne s’éteint pas. Dès lors il n’est pas surprenant que l’Etat puisse emprunter pour rembourser des emprunts anciens ; c’est un simple mécanisme de consolidation de la dette qui est, toujours en fait, une dette à long terme. On vient de s’étonner qu’une banque lance des prêt à 50 ans. Le risque est en effet que le débiteur soit insolvable à un moment ou un autre de cette longue durée et qu’il disparaisse avant le remboursement total. Ce risque n’existe pas pour l’Etat. Il pourra toujours rembourser, même dans plusieurs décennies. L'année dernière, a placé un emprunt de 6 milliards d'euros à 50 ans et personne ne s’en est étonné. Comme disent les économiste, « l’Etat a toujours le même âge ».

Il est stupide de vouloir inscrire dans la Constitution que l’Etat ne peut plus être en déficit de fonctionnement autrement dit de limiter l’endettement de l’Etat au seuls investissements qu’il voudrait réaliser domme le propose F. Bayrou ou de vouloir y inscrire "le principe d'équilibre des finances publiques" comme le propose L. Parisot. On donnera trois raisons. La première, mais nous y reviendrons, il ne faut pas penser que la solution de tous les problème de la France se trouvent dans la révision constitutionnelle. A force de réviser la Constitution elle perdra toute valeur et ne sera plus qu’une loi parmi d’autre. On peut évidemment tout mettre dans la Constitution y compris la recette du camembert moulé à la louche, cela ne garantira pas la qualité futur du camembert. La deuxième est que, inscrire cette obligation dans la Constitution revient en fait à admettre que les futurs dirigeants de notre pays pourraient ne pas avoir son intérêt comme principale préoccupation. Cela je me refuse à l’admettre car c’est nier le principe même de la démocratie. Autant alors prévoir que les ministres doivent être intelligents et donc d’imposer un diplôme pour être candidat à l’élection présidentielle ou pour devenir ministre. On rappellera qu’un des meilleurs ministre de l’économie et des finances des années récentes fut sans conteste P. Bérégovoy dont on ne sache pas qu’il fut diplômé d’une grande école de commerce ou de l’ENA. Il a pourtant mener une formidable modernisation du ministère et des mécanismes de financement de … la dette publique. La troisième raison est simplement que si, aujourd’hui, il parait intéressant pour limiter l’endettement du pays de ne plus avoir de budgets en déficit de fonctionnement, dans d’autres circonstance, le déficit public est un moyen d’intervention économique nécessaire à la relance de l’économie. Sans revenir à la politique keynésienne, il n’est pas certain que celle-ci soit définitivement inutilisable dans des circonstances particulières. Comment ferait-on alors pour relancer l’économie par le déficit public si le déficit est constitutionnellement interdit. Oh je connais la réponse, : on pourrait alors réviser la Constitution. Faire et défaire c'est toujours travailler ! Non merci.

Il est faux de croire qu’un état qui n’a plus de dette publique est un état prospère. La dette publique est extrêmement utile et lorsqu’un état n’a à plus suffisamment, son économie en pâtit. Oui cela peut paraître paradoxal mais la dette publique est une nécessité pour le bon fonctionnement des mécanismes économiques et financiers. Prenons un simple exemple. Les compagnies d’assurances doivent placer l’argent de leurs clients de façon à pouvoir, au besoin, faire face à des dépenses considérables et inattendues. Peuvent elles placer tout cet argent dans des placements à risque ? De toute évidence non : Elles ne doivent prêter, une parti importante de leur fonds, avec une garantie certaine d’être remboursées. Or quel est le débiteur le plus sûr, celui qui ne fera jamais banqueroute ? L’Etat ; Aucune entreprise au monde, fut-elle la mieux gérée et la plus prospère, n’offre à ces créanciers les garanties qu’un état peut lui offrir. Alors, les compagnies d’assurances achètent de l’emprunt d’Etat. Si l’Etat n’emprunte plus, elles perdent sa garantie et leur sécurité. Elles iront donc acheter des « bons » auprès d’Etats étrangers offrant, eux-aussi, des garantis et les capitaux quitteront le territoire national. Et ce qui est vrai pour les compagnies d’assurance l’est aussi pour autres établissements financiers comme les banques etc. Bref, l’emprunt d’Etat est un moyen de faire rester les capitaux des investisseurs institutionnels en France. Dès lors il est nécessaire que l’Etat ait toujours un déficit minimum et qu’il lance toujours des emprunts nouveaux. Du reste, pendant la période que l’on appelle « l’âge classique des finances publiques » (le XIX° siècle), l’équilibre budgétaire était élevé au rang de dogme. Il n’en reste pas moins que l’Etat lançait des emprunts car, même à cette période il y avait en fait un déficit budgétaire. Et ces emprunts étaient extrêmement recherchés au point que beaucoup d’entre eux étaient achetés (couverts) en quelques heures au moment de leur lancement. On vendait même à l’époque l’emprunt plus cher que sa valeur. Il n’était pas rare qu’un bon de 100 francs soit vendu aux investisseurs 105 ou 110 francs (vente au dessus du pair). Certes ces périodes sont révolues mais elles montrent que la dette de l’Etat a existé de tout temps même à l’époque ou l’équilibre était le principe et où l’Etat intervenait peu dans la vie économique du pays.

Il est faux de dire que la dette de la France n’est pas soutenable. Le Japon a une dette égale à 129 % du PIB, l’Italie, 108 %, la Grèce, 106 %, la Belgique 87.7 %, l’Allemagne 67 % les USA 65 et 66 % pour la France. Pour rassurer on dira que la Suisse, dont certains pensent sans doute qu’elle est un parangon de vertu budgétaire, a une dette publique d’environ 52 % de son PIB ! Personne ne pense que tous ces pays soient au bord de la faillite. Ils présentent même presque tous une économie florissante et en redressement. De plus le service de la dette en France diminue parce que les taux d'intérêt sont bas et que les gestionnaires de la dette publique française en profite pour amortir des emprunts en achetant de l’argent à faible taux pour rembourser des emprunts à taux plus élevé. En fait et contrairement à ce que laissent croire certains compteurs qui défilent sur des sites internet, la dette de la France diminue progressivement. Lentement mais progressivement en pourcentage du PIB depuis maintenant deux ans. Autrement dit, la France s’enrichie plus qu’elle n’emprunte depuis quelques années. Car il faut non pas raisonner un terme d’endettement absolu mais en terme relatif par rapport à la richesse produite et au patrimoine. Il faut aussi tenir compte de la croissance démographique qui, on le sait est chez nous particulièrement forte.

Bref, il y a, actuellement une véritable phobie utilisée par les politiques au sujet de la dette sans que une pédagogie réelle ne soit faite. Or, il faut raison garder. Dire que nos enfants naissent avec une dette de l'ordre de 17.000 € est tout aussi ridicule que de dire qu'ils naissent avec un patrimoine composé de pourcentage de route, de centrales nucléaires, de château et de tableaux du musée du Louvres.

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. Il est certainement de bonne politique de réduire le déficit budgétaire et une bonne gestion de la dette pour la maintenir à un niveau acceptable est certainement nécessaire. Il serait inquiétant qu’elle progresse à nouveau en pourcentage du PIB et il est donc bond’être attentif. Mais la France n’est pas au bord du dépôt de bilan et il n’est pas nécessaire d’inscrire l’équilibre budgétaire dans la Constitution pour sauver la Nation. Nous aurons toujours une dette publique elle ne va pas disparaître par enchantement en trois ans comme on veut nous le faire croire. Ainsi, le Canada, souvent présenté comme un modèle dès lors que son budget est maintenant excédentaire a-t-il une dette publique de 32 % de son PIB pourtant en forte croissance. Allons faisons certes des efforts budgétaire pour éviter le dérapage de la dette, mais cessons de faire croire que nous allons entrainer nos enfant vers la misère.

présidentielle - Sondages

Je vais tenir à jour une page "sondage" sur mon site. il est en effet, apparu plus simple, pour des raison d'incompétence informatique de la réaliser sur le site (En fait, je ne sais pas faire des tableau sur blogspirit ... et comme les graphique ne se comprennent qu'avec les tableaux !).

On invite pourtant les lecteurs à bien tenir compte du fait que ce travail n'a rien de scientifique mais constitue un simple jeu.

Vous trouverez donc sur le site :
- un tableau reprenant les principaux sondages fait depuis le jour j-100.
- un graphe reprenant la partie simplifiée dudit tableau
- un tableau reprenant les sondages Sofres de 2002
- un comparatif sans valeur aucune mais juste pour s'amuser : 2002/2007

Il est prévu de tenir à jour régulièrement ces données. Je vous tiendrais au courant de ces mises-à-jour au fur et à mesure.

Le commentaire sera fait ici.

+/-J-100 : 12/01/2007-12/01/2007.
Le tableau comparatif de deux sondages réalisé à la même date à 5 ans d’intervalle ne manque pas d’être instructif. Si l’on admet les regroupement que nous avons fait :
Jospin+Taubira+Chevènement = Royal d’une part et Le Pen+Mégret = Le Pen : les ralliements semblent montrer que ces groupes sont relativement opérants ;
Chirac+Madelin = Sarkozy : ce regroupement est plus contestable dans la mesure où la candidature de J. Chirac n’est pas encore totalement exclue même il elle est improbable.
On note alors les évolutions suivantes :
- Ont progressé : Bayrou : +4 ; Besancenot : +4 ; Le Pen : +3 ; Royal : +3.
- Ont régressé : Buffet : -4 ; Laguiller : -5 ; Sarkozy : -4 ;Voynet : -3,5.
Sachant que O.B. n’était pas pris en compte par les sondages en janvier 2002.

De J-100 à J-85.
Trois groupes de candidats sont à distinguer :
- S.R. et N.S. font la course en tête oscillants à +/- 30 % avec une petite avance pour N.S. depuis le congrès de l’UMP et le lancement « officiel » de sa campagne. A l’inverse, S.R. est maintenant toujours donnée seconde depuis ce même congrès.
- J.-M. L.P. et F.B. forment un second groupe. Pour la première fois, il apparaît nettement que F.B. peut parvenir à être le troisième homme. Deux sondages le donne devant J.-M. L.P. Ce dernier dépasse cependant les 10 % de manière régulière atteignant parfois les 15 % c'est-à-dire proche de son résultat électoral de 2002.
- Tous les autres candidats sont sous la barre des 5 % y compris ceux qui, en 2002 dépassait ce résultats en intention de vote durant la même période.

Tout reste évidemment possible, la comparaison du sondage du 12 janvier 2002 et des résultats du 21 avril 2002 le montre parfaitement. On rappelle par ailleurs que les sondages ne sont pas des pronostics. On continuera donc de suivre les deux évolutions parallèlement pour voir si, comme en 2002, un retournement de tendance se marque à partir de la mi février.

A bientôt

présidentielle - 85 : résumé du jour

S. Royal est en voyage aux Antilles où, à la Martinique, elle a rencontré Aimé Césaire. Loin de la métropole où la campagne continue de susciter des remous.
- Hier au Sénat, la séance a bien faillit tourner au pugilat. On ne résiste pas à reproduire ici le compte rendu analytique :

M. MÉLENCHON. – Initialement, ma question s'adressait au ministre de l'Intérieur.
Mme LUC. – Il n'est jamais là !
M. MÉLENCHON. – Je l'adresse donc au Premier ministre, car il doit garantir l'usage honnête et impartial des moyens de l'État. J'ai eu l'honneur d'être membre d'un gouvernement, dirigé par Lionel Jospin qui avait donné des consignes extrêmement précises sur ce point. (Marques d'ironie à droite.) Aujourd'hui, ces moyens sont utilisés à son profit par le ministre de l'Intérieur candidat à la présidentielle.
Allez-vous donner des consignes pour faire respecter les principes républicains ! Plus grave : depuis hier, le ministre de l'Intérieur est accusé par au moins deux journaux d'avoir fait diligenter par la police une enquête sur la vie privée d'un conseiller de notre candidate à l'élection présidentielle. (Protestations à droite.) Étant attachés à la présomption d'innocence, nous vous donnons l'occasion de dire que l'enquête n'a pas eu lieu, qu'elle n'a pas été demandée par un conseiller et que si elle avait eu lieu, elle n'a pas été communiquée au ministre ni au conseiller qui ne l'a pas demandée. A fortiori, nous espérons que les renseignements ont été collectés dans le respect de la vie privée : il ne suffit pas de demander un jugement de divorce pour l'obtenir.
Monsieur le Premier ministre, vous êtes à même d'assurer une certaine impartialité. (Protestations à droite.) Je fais confiance aux institutions.
M. LE PRÉSIDENT. – Votre question.
M. MÉLENCHON. – Il importe que vous répondiez, car si les faits sont avérés il s'agit d'une affaire d'État : fût-il candidat, le ministre de l'Intérieur n'a pas à s'immiscer dans la vie privée des gens. (Applaudissements à gauche, protestations à droite.) La campagne électorale sera rude mais elle doit rester propre ! (Vifs applaudissements à gauche.)
M. HORTEFEUX, ministre délégué. – (Très vives protestations sur les bancs socialistes, où l'on crie à la provocation parce que le ministre délégué est directeur de la campagne du ministre de l'Intérieur.) Dès le mois de janvier, M. le Premier ministre a signé une circulaire rappelant les règles républicaines.
M. MAHÉAS. – Que serait-ce sans cette instruction !
M. HORTEFEUX, ministre délégué. – J'observe que M. Jospin était resté à son poste jusqu'à la dernière seconde et la dernière minute et la dernière heure du dernier jour ! (Applaudissements à droite.)
Bien sûr, le ministre d'État n'a jamais demandé aux Renseignements généraux d'enquêter sur qui que soit. (On en doute sur les bancs socialistes.) Ce ne serait conforme ni à son tempérament ni à ses méthodes. (Exclamations à gauche.) Et je vous le prouve : c'est lui qui a mis fin aux études à portée politique et à la pratique détestable des « notes blanches ».
C'est lui qui a mis en place la mission visant à éliminer les officines et nébuleuses qui étaient nombreuses auparavant, en particulier sous les gouvernements que vous souteniez… (Exclamations sur les bancs socialistes.)
M. BEL. – Il faut oser !
M. HORTEFEUX, ministre délégué. – C'est Nicolas Sarkozy, enfin, qui connaît le mieux les torts que peuvent causer des rumeurs non fondées. (Applaudissements à droite, marques d'ironie à gauche.)
Il n'a jamais demandé à quelque service des notes à des fins politiques, il n'a même jamais demandé à l'un de ses collaborateurs de lui transmettre de tels documents. (On en doute sur les bancs socialistes.)
M. HUE. – Vous accusez le Premier Ministre !
M. HORTEFEUX, ministre délégué. – Du reste, les services des renseignements généraux l'ont précisé, il s'agissait d'une simple actualisation automatique d'une note. (Vives exclamations à gauche.)
M. MAHÉAS. – Tout cela est bien laborieux !
M. HORTEFEUX, ministre délégué. – Dès lors, interrogez-vous plutôt sur la réalisation initiale de la notice concernant la personne en cause… (Applaudissements sur plusieurs bancs U.M.P.)
Mme HUMMEL. – Ah oui !
M. HORTEFEUX, ministre délégué. – Il y a fort à parier qu'elle fut réalisée sous un gouvernement socialiste, avec un ministre de l'Intérieur socialiste… (Exclamations ironiques à gauche ; M. Assouline s'esclaffe.)
VOIX À DROITE. – Rainbow Warrior !
M. HORTEFEUX, ministre délégué. –… qui suivait avec attention l'action d'une association qui lui a causé beaucoup de torts et qui a finalement provoqué la démission du ministre de la Défense de l'époque. (Rires à droite.)
M. Charles GAUTIER. – Argument de voyous !
M. HORTEFEUX, ministre délégué. – La ficelle est un peu grosse. En réalité, quand on n'a rien à dire, qu'on accumule les erreurs et les gaffes, on crie au complot. Je vous reconnais une originalité : d'habitude cela se fait en fin de campagne ; vous le faites au début.
S'il y a une enquête à mener, ce n'est pas sur l'entourage de la candidate, car tout est dans la presse, notamment grâce à vous, monsieur Mélenchon, qui l'alimentez abondamment. (Applaudissements réjouis à droite, protestations indignées sur les bancs socialistes.)
M. Charles GAUTIER. – Voyou ! (M. Mélenchon quitte son banc et s'approche de M. le ministre, qu'entourent les huissiers.)
M. MÉLENCHON. – J'exige des excuses et des explications ! (Dans le brouhaha général qui envahit l'hémicycle, on réclame la démission du ministre sur les bancs socialistes, tandis que les sénateurs de l'U.M.P. scandent : (« Mélenchon au piquet ! ».)
M. BEL. – C'est une honte !


Pour qui a vu la scène à la télévision … on admire le travail du service de la séance et des huissiers ! Sinon voyez !
Les R.G. confirment avoir une fiche sur B. Rebelle, ancien directeur de Greenpeace France qui appartient maintenant ) l’équipe de campagne de S.R. Le frère de la candidate indique qu’il a lui aussi fait l’objet d’une enquête des R.G.. S.R., depuis les Antilles, en appelle à J. Chirac pour que « l’Etat ne soit pas un système clanique ». « Tempête dans un vers d’eau » pour N. Sarkozy.

- Voilà que les humoristes s’en mêlent. G. Dahan a piégé S.R. en se faisant passer pour le Premier ministre du Québec. On le sait coutumier du fait et on sait qu’il a déjà piégé N. Sarkozy et Z. Zidane ; c’est donc plutôt drôle sauf si cela ne devait tourner à la polémique :
*Dahan imitant l’accent canadien : "C'est comme si nous, on disait : « il faut que la Corse soit indépendante »".
*Voix de S.R. (à confirmer) "Les Français ne seraient pas contre d'ailleurs. Ne répétez pas cela. Cela va encore faire un incident, ce coup-là en France. C'est secret".
Eh bien cela ne l’est plus … Comment vont réagir les intéressés. N.S. se dit consterné : "Si c'est une plaisanterie, elle est de mauvais goût. Pour moi, la Corse ce n'est pas un sujet de plaisanterie, spécialement quand je parle avec le Premier ministre d'un autre pays". C’est donc parti.

- Quand à F. Bayrou, il va son petit bonhomme, conforté par les sondages qui le créditent parfois de 13 % d’intentions de vote. Il décline un programme sur six « E » : emploi, écologie, éducation, économie, exclusion et Europe. Il promet toujours un gouvernement d’union issu de tous les courants de l’Assemblée nationale.

Quant aux sondages leurs publications continue. Nous allons tenter d’en donner dans un prochain billet, les grandes tendances, du moins depuis que cette chronique existe … Nous le ferons avec toutes les précautions d’usage.

26.01.2007

présidentielle - 86 - résumé du jour

Enfin un vrai débat de fond proposition contre proposition argument contre argument avec deux conceptions différentes sur un même sujet. On oserait presque dire qu’il était temps.
- N. Sarkozy, hier soir, lors d’un de la CGPME propose de s’inspirer du contrat nouvelle embauche (CNE) pour mettre en place un contrat de travail unique qui viendrait remplacer le CDD et le CDI. "Je garderai l'intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français" a indiqué N.S. dans le cadre d’un ensemble de mesure dans le domaine social. S. Royal lui répond en indiquant sa préférence pour la généralisation du CDI et l’abrogation du CNE auquel N.S. promet, à l’inverse de ne pas toucher. Pour une fois une vrai différence d’approche sur le fond est mise en avant durant cette campagne. Si ce n’est la première, les autres sont restées relativement moins nette que celle-ci.
- S.R. continue de provoquer des tensions au sein même de son camp. En proposant la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’énergie électrique, elle conduit J.P. Chevènement, chantre de l’indépendance énergétique française à rappeler qu’il a, durant les négociations qui l’on conduit à retirer sa candidature à la prochaine présidentielle pour soutenir S.R., obtenu la promesse qu’il ne serait pas porté atteinte à cette source de production d’énergie. Or la candidate persiste en indiquant qu’il convient de fermer progressivement les centrales nucléaires les plus dangereuses. « Ceux qui ont reculé sur ces questions-là ont manqué de courage » indique-t-elle. Il est vrai que la question du nucléaire divise et qu’il est parfois difficile de concilier ce mode de production avec les exigences environnementales dès lors qu’il n’est pas certain que les énergies renouvelables pourront, à court terme, palier la baisse de la production nucléaire.
- Les R.G. admettent avoir enquêter sur un des proches de la campagne de S.R. mais avant qu’il soit dans son staff de campagne et ans demande de la part du candidat ministre N.S qui lui-même confirme : "Jamais mon cabinet ni moi n'avons commandé quoi que ce soit". Le « Parisien Aujourd’hui en France » confirme cependant que la demande émane bien du cabinet du ministre. N.S., qui réfute toujours les accusations découlant de sa double casquette, rappelle d’ailleurs à F. Hollande que L. Jospin est resté Premier ministre en 2002. N.S. invite d’ailleurs le Premier secrétaire à laisser la candidate socialiste faire campagne en l’accusant de machisme et en lui rappelant qu’il n’est pas candidat.
- Christian Blanc, apparenté UDF rejoint N.S. Il n’est pas le premier parlementaire UDF a ainsi rallier le camp du candidat UMP. Le député des Hauts-de-Seine Pierre-Christophe Baguet et la sénatrice de Loire-Atlantique Gisèle Gautier lui ont déjà exprimé leur soutien. Il faut dire que les élections législatives approchent ainsi que la constitution de 2 nouveaux gouvernements !
- Une « cellule riposte » serait en place dans l’équipe de campagne de N.S. elle aurait pour mission d’organiser la critique de S.R. en se réunissant chaque jour à 8h 30 et après les journaux de 20 h pour préparer les petites phrases destinées à faire mouche. Pendant ce temps S.R. proteste sur les attaques dont elles est l’objet y compris dans sa vie privée : "Une campagne électorale ne doit pas tout permettre. Il appartiendra au président de la République d'assurer le bon fonctionnement d'une campagne électorale présidentielle".
- J. Bové estime disposer d’un « socle de 200 signatures » sur les 500 nécessaires. Il est crédité de 2 % des intentions de votes par le plus récent sondage (BVA pour Orange) alors que M.-G. Buffet obtiendrait 3 %
- J.-M. Le Pen estime que la progression de F. Bayrou dans les sondages (celui-ci est crédité de 13 % des intentions de votes dans le sondage BVA -orange) est artificielle.
Mais en définitive peu importe, à l’heure actuelle, de savoir qui sera troisième … l’essentiel est de savoir qui sera le deuxième et donc quel sera le duel du second tour. Alors et alors seulement il sera intéressant de savoir qui est le troisième. Pour l’instant, même si des sondages concordant montrent un tassement des intentions de vote en faveur de S.R., les deux premiers candidats représentent encore presque 60 % des intentions de vote du premier tour et placent assez loin le troisième, quel qu’il soit. Dans ce cas, les reports de voix du troisième peuvent avoir une influence sur le second tour. En revanche, si comme en 2002, J.M.L.P. est second, peut importe qui est troisième !

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