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17.10.2006

Il était temps : JS Bach en intégral

Il était temps que je puisse redonner ici des "coups de coeur" en culture générale. Je profite de l'article paru dans "Le Monde" de ce mardi 17 oct. 2006 à propos de l'intégrale JS Bach.

Deux remarques : l'une sur le coffret lui-même, l'autre sur les "disques à petit prix"

1. Le coffret "Bach" est d'une présentation plus soignée que le coffret "Mozart" : iconographie et pochette en carton, face à un graphisme suranné et des pochettes en papier. Un progrès. Quant au fond c'est-à-dire, la musique elle est sans doute moins attrayante que celle de Mozart. D'une part parce que tout est sur instruments d'époque (comme le signale "Le Monde") ce qui est plutôt une bonne chose mais aussi parce que la musique de Bach est plus difficile d'accès dès lors que l'on quitte les grands classique que chacun connais. Mozart, même inconnu, divertit et détend même si sa musique est aussi complexe que celle du Cantor. Bien sûr, les interprétation des œuvres pour clavier au clavecin sont plus 'hard" pour l'oreille moderne que lorsque des artiste contemporain les jouent au piano. Reste d'excellentes interprétations parfois même de véritables découvertes (En plus de celles signalées par "Le Monde", j'indiquerais des passages merveilleux à l'orgue par exemple la fugue en sol mineur BWV 578 qui, sans atteindre les sommets de l'interprétation de Lionel Rogg, est magnifiquement jouée au point de constituer une référence. Donc pas de soucis, on peut se fier à ce coffret pour avoir "tout Bach" chez soi quitte bien sûr à rechercher ensuite d'autres interprétations des œuvre que l'on a pu découvrir à cette occasion.

2. Alors faut-il applaudir ou condamner "Brillant" de cette nouvelle initiative commerciale. Ma réponse est simple : souhaiter qu'il réédite un tel exploit avec Brahms, Verdi, Beethoven, Ravel etc. Mettre la musique à la portée de tous est tout bonnement nécessaire, voire indispensable. certes, faire un disque de musique dite classique est cher et l'on comprend que faille parfois payer cher les interprétations les plus exceptionnelles. mais justement pour en vendre encore faut-il que l'on ait envie de les acheter. Alors de deux choses l'une, où l'onest comme moi un fanatique (c'est ma troisième intégral Bach dont une "personnelle" composée au fur à mesure. Et je suis en train de m'en faire une seconde personnelle (donc une quatrième) sur ce après en avoir fait une en vinyle il y quelques années. Il est vrai que l'on fait moins de "découvertes" que dans le coffret Mozart qui me fit découvrir "Lucio Silla" (drama per musica K 135) dont je n'avais aucune version enregistrée (j'en cherche d'ailleurs une autre que celle de l'intégrale mais hélas cet opéra séria n'est pas disponible actuellement). je suis convaincu que l'achat du coffret Bach me fera acheter de nouvelles versions et encore et encore pour les comparer les étudier et les apprécier. Je pense avoir plus de 15 versions de la misse en Si et courir encore chaque fois qu'on l'interprète en "live" comme on dit de nos jours comme je cours dès que j'aperçois un "requiem" du Divin. Quant aux autres, ceux qui ne sont pas des fanatiques maladifs comme moi, ils découvriront grâce à ces intégral d'autres horizons voire même un compositeur et son univers et ils chercheront aussi, s'il ont aimé tel ou tel œuvre à en entendre une autre version. Je livre de poche n'a pas tué l'édition, les Cds "Brillant" non plus. il permet simplement à ceux qui auraient peut-être une inquiétude à payer une intégrale 500 € ou un coffret 40 à 50, de ce dire que, là, ils peuvent essayer avant d'adopter

Commentaires

Il est certes incontestable que les coffrets sont de plus en plus "design" seulement, on peut s'interroger sur le contenu. En effet, un grand nombre de cantates se sont révélées très décevantes par un manque de rythme et d'interprétation. Pour en avoir la démonstration flagrante, j'invite ceux qui savent comment faire à podcaster le 7-9h30 de france inter du Lundi 16 Oct.

Ecrit par : Gould | 17.10.2006

Oui les cantates sont sans doutes la faiblesse (avec la messe en si) du coffret mais encore une fois, cela permet de découvrir avant d'acheter le collection complète chez Teldec ou de faire sa sélection dans les différentes interprétations. Deux solutions qui ne snt pas nécessairement à la portée de toutes les bourses.
A l'inverse, les sonates pour violon sont magnifiques, interprétées avec une grandes sensibilité et un belle expressivité dans un tempo qui m'a séduit. De même, les suites pour violoncelle sont biens interpréter, mais sans doute sans atteindre l'expressivité de Paul Tortellier. On trouvera certainement de meilleures interprétations pour chaque oeuvre aujourd'hui, ou demain, ce sera jsutement l'occasion d'acheter les enregistrements d'artistes encore inconnus aujourd'hui.
Je le redis, l'ensemble est correct mais ne séduira pas le spécialiste intrangeant mais est-ce fait pour lui ? En recanche, le mélomane amateur ne sera pas déçu.

Ecrit par : ckelk12bi1 | 17.10.2006

Cher collègue,

Une observation rapide sur votre note : vous comparez la réalisation de ces intégrales à l'édition de poche, mais il y a quand même une nuance à apporter : pour toutes les interprétations réalisées spécialement pour ce coffret, les artistes ont vu leur cachet très fortement réduit et il n'est pas prévu qu'un succès de l'ensemble leur bénéficie.

Ecrit par : Frédéric Rolin | 20.10.2006

Cher collègue,

Certes, je vous rejoints sur ce point. Je me plaçais du point de vue de l'acheteur et du compositeur dont les droits sont tombés dans le domaine public. Signalons malgré tout que les auteurs qui parraisent en livre de poche, les droits sont aussi considérablement réduit par rapport aux éditions "traditionnelles".
S'agissant de la musique (comme de la danse et du théâtre), c'est toute la différence entre un art qui suppose l'interprétation et un autre qui, une fois écrit ou peint demeure figé dans l'éternité. Reste que certains artistes, inconnus jusque là vont peut-être profitéER de cette promotion pour pouvoir ensuite faire d'autres prestations discographiques. Et enfin et surtout, si le nombre d'auditeurs dans les concerts se développe, ces artistes y trouveront aussi leur compte. Si je prends le simple exemple de mes étudiants de première année, j'en vois maintenant venir à des représentations de la Flûte parce qu'il ont découvert Mozart l'an dernier grâce au coffret, et là je pense que c'est gagné pour tous les musiciens. Mais le débat est sans fin et le bénéfice impossible à quantifier, du moins pas plus que celui que nous tirons, nous enseignants, de nos publications ... très largement "discounté" lui aussi.

Ecrit par : ckelk12bi1 | 20.10.2006